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Nathalie Kosciusko-Morizet a mis en avant jeudi la "forme de solitude" des agents de l'Office national des forêts

Sur 24 agents suicidés depuis 2005, 18 sont des gardes forestiers travaillant "au plus proche du terrain, dans des conditions particulières, qui sont des conditions d'une forme de solitude", a dit la ministre de l'Ecologie sur BFM-TV.
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Nathalie Kosciusko-Morizet (AFP - François Guillot)

Sur 24 agents suicidés depuis 2005, 18 sont des gardes forestiers travaillant "au plus proche du terrain, dans des conditions particulières, qui sont des conditions d'une forme de solitude", a dit la ministre de l'Ecologie sur BFM-TV.

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a demandé de son côté que "l'accompagnement personnel" des agents de l'ONF soit "renforcé". "Sensible à la situation de chaque agent, Bruno Le Maire souhaite que l'accompagnement personnel des agents soit renforcé, afin de mieux prendre en compte les difficultés de chacun, éviter les situations d'isolement et soutenir les agents les plus fragiles", indique le ministère.

Quatre agents de l'ONF, qui compte 9.500 salariés, ont mis fin à leurs jours depuis un mois.

Les syndicats ont évoqué" le "malaise social" lié, selon eux, aux réductions d'effectifs touchant l'organisme en charge de la gestion des forêts publiques. "L'Etat sacrifie les forêts publiques sur l'autel du libéralisme", dénonce ainsi la CGT-Forêts. "Après avoir détruit un emploi sur cinq depuis 10 ans et fortement dégradé les conditions de travail, l'État impose à l'ONF une hausse de l'activité ainsi que 700 nouvelles suppressions de postes d'ici à 2016", écrit le syndicat sur son site internet.

Le dernier suicide est intervenu mardi, la veille de la réunion du conseil d'administration de l'ONF chargé d'examiner le contrat d'objectifs 2012-2016 prévoyant près de 700 nouvelles suppressions de postes.

Nathalie Kosciusko-Morizet a répondu que la nouvelle convention liant l'ONF et l'Etat donnait de la "visibilité sur cinq ans" à cet établissement public avec des moyens pérennisés. Elle a assuré que ce dossier faisait l'objet de la plus grande attention de ses services et de ceux du ministre de l'Agriculture.

Parmi les raisons du malaise des agents, la ministre a évoqué la fluctuation des prix du bois, qui représentent une partie des revenus de l'organisme. "Pour les agents, bien qu'ils soient dans un cadre de service public, c'est assez angoissant d'avoir une partie de leurs revenus soumis aux cours", a-t-elle dit.

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