Michèle Alliot-Marie se rend vendredi à la centrale d'Ensisheim fin au lendemain de la fin d'une prise d'otage

Pour la ministre de la Justice, "la recrudescence des agressions sur les personnels de surveillance de l'administration pénitentiaire est une réalité quotidienne, qui rend leur mission particulièrement difficile. Mais elle ne doit pas être une fatalité".Le dernier détenu s'est rendu jeudi matin, le gardien qu'il retenait est sain et sauf.

La prise d\'otage à la prison d\'Ensisheim s\'est prolongée toute la nuit (07/01/2010)
La prise d'otage à la prison d'Ensisheim s'est prolongée toute la nuit (07/01/2010) (France 2)

Pour la ministre de la Justice, "la recrudescence des agressions sur les personnels de surveillance de l'administration pénitentiaire est une réalité quotidienne, qui rend leur mission particulièrement difficile. Mais elle ne doit pas être une fatalité".

Le dernier détenu s'est rendu jeudi matin, le gardien qu'il retenait est sain et sauf.

La prise d'otage avait commencé mercredi vers 17h15, quand un agent de l'administration pénitentiaire avait été pris à partie par deux détenus "très déterminés", selon le préfet du Haut-Rhin, Pierre-André Peyvel.

L'un des deux détenus qui avait pris part à cette prise d'otage s'était déjà rendu sans violence dans la nuit.

"Le preneur d'otage s'est rendu, le surveillant est sain et sauf, ça vient de se se passer, sans violence. Il a été pris en charge par le GIGN. On a vu le collègue sortir", a indiqué David Daems, du syndicat de gardiens FO. "Le détenu a laissé sortir l'otage qui n'a pas subi pas de dommages physiques", a précisé Armand Gateau, secrétaire général adjoint de l'UFAP Alsace et Lorraine.

Après la reddition du premier preneur d'otage, les négociations s'étaient poursuivies, depuis, avec le deuxième preneur d'otage, qui s'est finalement rendu. Les deux détenus demandaient à être transférés ensemble dans une autre prison.

Selon Eric Gemmerlé, du syndicat UFAP, les preneurs d'otage ont un temps menacé de couper le doigt de leur victime, un lieutenant père de famille. "Ils l'ont plaqué au sol, ils sont très déterminés, ils sont armés de lames de rasoir et de fourchettes", relatait-il. L'un des forcenés demandait son transfert dans un autre établissement, les motivations de l'autre étaient moins claires.

Un autre membre du syndicat UFAP, Bernard Cabon, a indiqué de son côté que les deux preneurs d'otages, âgés de 30 et 46 ans, étaient détenus à Ensisheim depuis relativement peu de temps. Le plus jeune, qui a huit condamnations à son actif, purge une peine de 18 ans de réclusion pour "vol avec violence ayant entraîné la mort", le plus âgé, une peine de13 ans pour "enlèvement et séquestration".

La prison d'Ensisheim, qui n'est pas surpeuplée, 200 détenus pour 205 places, accueille surtout des condamnés à de longues peines.