Matignon et les députés UMP se sont mis d'accord sur un abaissement du seuil de la taxe sur les hauts revenus.

La taxe sera ainsi fixée à 3% pour les revenus entre 250 000 et 500 000 euros et 4% au delà de 500 000 euros.

François Fillon a appelé la majorité UMP à rester souder à l\'Assemblée.
François Fillon a appelé la majorité UMP à rester souder à l'Assemblée. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

La taxe sera ainsi fixée à 3% pour les revenus entre 250 000 et 500 000 euros et 4% au delà de 500 000 euros.

Cette taxe, qui devait être exceptionnelle sur deux ans, sera "pérenne" tant que le budget "ne sera pas équilibré", a indiqué Yvan lachaud, président des députés Nouveau Centre lors de son point presse hebdomadaire. Plus précisement, elle sera maintenue le temps que le déficit public retombe sous les 3% du PIB, a précisé Matignon. Le gouvernement a pris l'engagement d'atteindre cet objectif en 2013, soit dans deux ans.

François Fillon a présenté cet accord devant les députés UMP ce matin, plaidant pour "une grande unanimité de la majorité". "Le président de la République voulait une démarche sur les revenus extravagants. On a essayé de faire une proposition raisonnable, d'une taxation de 3% sur les revenus supérieurs à 500.000 euros. La majorité d'entre vous (les députés UMP) pensait que la barre des 500 000 euros c'était trop élevé. Je constate qu'une immense majorité est d'accord pour 250 000 euros", a indiqué le premier ministre, selon une source proche du groupe UMP.

Christian Jacob a précisé au cours de son point presse hebdomadaire que 10% des députés de la majorité étaient favorables à ce qu'il n'y ait pas de taxe et 10% pour établir le seuil à 150 000 euros. Pierre Méhaignerie, par exemple, s'était prononcé pour un seuil de 150 000 euros ces dernières semaines, et Bernard Accoyer le président de l'Assemblée nationale (UMP) pour le seuil de 250 000 euros. Lundi, lors de la journée parlementaire du Nouveau Centre, François Fillon avait affirmé "devoir trouver ensemble un accord responsable qui marque notre volonté de solliciter dans la crise nos concitoyens les plus fortunés, sans céder à la démagogie".