Loi Pacte : à quoi sert l'actionnariat salarié ?

Sur le plateau du 20 Heures de France 2, le journaliste Jean-Paul Chapel nous livre ses explications sur l'utilité de l'actionnariat salarié, dont la France est championne d'Europe en la matière. 

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Développer l'actionnariat salarié est l'un des chantiers de la loi Pacte. La France compte-t-elle beaucoup de salariés actionnaires ? "Oui, la France est même championne d'Europe en la matière. Dans les grandes entreprises, 37 % des salariés détiennent au moins une action de leur société. C'est beaucoup plus qu'au Royaume-Uni (25 %) et qu'en Allemagne (13 %). C'est la conséquence des deux vagues de privatisations de 1986 et 1993", explique le journaliste Jean-Paul Chapel en plateau.

Pas suffisant pour peser sur la gouvernance de l'entreprise

Cela change-t-il quelque chose dans la manière de diriger l'entreprise ? "Pas vraiment. Même dans les entreprises où l'actionnariat salarié est le plus important, ça reste minoritaire. Chez Eiffage, les salariés détiennent 19 % du capital, chez Bouygues 17 % et chez Vinci 9 %. Certes, cet actionnariat stable protège parfois d'un rachat en bourse, mais cela ne suffit pas pour peser sur la stratégie du groupe. Et là, ce n'est que le haut du palmarès. En moyenne, les salariés actionnaires ne détiennent que 3 % du capital de leur entreprise", conclut-il.

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Le siège de Bouygues Telecom, à Paris, en mars 2013.
Le siège de Bouygues Telecom, à Paris, en mars 2013. (BOB DEWEL / ONLY FRANCE / AFP)