Les salariés qui occupaient du siège de l'AP-HP ont mis fin à leur mouvement vendredi soir

Ils ont obtenu la suspension du plan de réorganisation envisagé par la direction de l'Assistance Publiqe-Hôpitaux de Paris.Les manifestants, réunis à l'appel d'une intersyndicaleont été refoulés par les forces de l'ordre alors qu'ils tentaient d'entrer dans le bâtiment occupé depuis jeudi à la mi-journée par des grévistes.

Des salariés de l\'AP-HP devant le siège de l\'organisation, le 18 décembre 2009 à Paris.
Des salariés de l'AP-HP devant le siège de l'organisation, le 18 décembre 2009 à Paris. (AFP/PIERRE VERDY)

Ils ont obtenu la suspension du plan de réorganisation envisagé par la direction de l'Assistance Publiqe-Hôpitaux de Paris.

Les manifestants, réunis à l'appel d'une intersyndicaleont été refoulés par les forces de l'ordre alors qu'ils tentaient d'entrer dans le bâtiment occupé depuis jeudi à la mi-journée par des grévistes.

Autre signe de tension, dans le Val-de-Marne, des personnels ont retenu pendant sept heures deux directrices d'hôpital à l'issue de négociations, dans les bureaux de l'établissement Emile-Roux à Limeil-Brévannes, l'un des 37 hôpitaux franciliens de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Une négociation, débutée vendredi matin, s'est achevée aux alentours de 22H00 entre le directeur général de l'AP-HP Benoît Leclercq et les représentants d'une intersyndicale (CGT-CFDT-CFTC-FO-SUD). M. Leclercq a signé un "engagement" auprès de l'intersyndicale, conduisant au départ des dernières personnes qui occupaient la salle du conseil d'administration de l'AP-HP, ont indiqué à l'AFP une source syndicale et une porte-parole de l'AP-HP. Le directeur général a notamment accepté d'engager des négociations à partir du 15 mars avec les organisations syndicales sur la mise en oeuvre de son plan de réorganisation, a indiqué l'AP-HP, précisant que la mise en oeuvre du plan était "suspendue" jusqu'à la fin de ces négociations.

Des personnalités politiques candidates aux élections régionales ont été aperçues, notamment Olivier Besancenot (NPA), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), et la première adjointe au maire de Paris, la socialiste Anne Hidalgo, qui a été huée par certains manifestants. Le député socialiste Jean-Marie Le Guen, président du conseil d'administration de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, a apporté vendredi son soutien aux salariés.

Dans un communiqué, le groupe PCF-Parti de gauche du Conseil de Paris s'est dit "100% solidaire" de cette action, jugeant "indispensable que la Mairie de Paris exerce une pression maximale sur la direction de l'AP-HP et tape du poing sur la table pour obtenir un moratoire sur les restructurations et les milliers de suppressions d'emplois prévues".

Bertrand Delanoë, maire PS de Paris et président du Conseil d'administration de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, a jugé vendredi que le responsable était le gouvernement qui "a mis le feu" avec l'annonce de 4.000 suppressions d'emplois. "Le désarroi des professionnels de l'AP-HP est total", a jugé le maire de Paris, avant d'ajouter: "Non seulement la concertation a été largement insuffisante avant ces annonces mais depuis le gouvernement se tait et laisse les personnels dans la plus grande incertitude ou pire se contredit, de manière bien peu crédible à la veille d'élections régionales".