Les salariés grévistes de l'enseigne de prêt-à-porter ont conclu mercredi un accord avec la direction

En grève depuis le 19 décembre sur deux sites du Nord à propos d'un plan social, ils ont obtenu une indemnité supra-légale d'au moins 20.000 euros par personne.L'intersyndicale CFDT-FO (majoritaire), la CGC et la CFTC ont paraphé l'accord. La CGT s'y est ralliée "la mort dans l'âme", après un vote des salariés, réunis en assemblée générale.

Salariés de Pimkie en grève (décembre 2009) - France 3
Salariés de Pimkie en grève (décembre 2009) - France 3

En grève depuis le 19 décembre sur deux sites du Nord à propos d'un plan social, ils ont obtenu une indemnité supra-légale d'au moins 20.000 euros par personne.

L'intersyndicale CFDT-FO (majoritaire), la CGC et la CFTC ont paraphé l'accord. La CGT s'y est ralliée "la mort dans l'âme", après un vote des salariés, réunis en assemblée générale.

L'accord prévoit une indemnité supra-légale (supérieure au taux conventionnel) de 20.000 euros et 1000 euros par année d'ancienneté pour chaque salarié. La direction de l'entreprise avait proposé initialement une indemnité de 10.000 euros, plus 550 par année d'ancienneté.

Selon un communiqué de la direction, l'accord prévoit la "reprise immédiate du travail dans les dépôts de Neuville-en-Ferrain et Wasquehal (Nord)", bloqués par des piquet de grève depuis plus de deux semaines, y compris lors des réveillons de Noël et du Nouvel An.

Le plan social, qui porte sur 190 suppressions d'emploi, comportera également un congé de reclassement d'une durée de 6 à 8 mois selon l'âge des salariés, 4000 euros de budget de formation, et 10.000 euros d'aide pour tout projet de création d'entreprise.

Selon le projet de réorganisation présenté en mai en comité central d'entreprise, 138 postes doivent être supprimés dans deux entrepôts de l'enseigne de prêt-à-porter féminin et 52 au siège de l'enseigne, à Wasquehal et Neuville-en-Ferrain (Nord), à partir du 24 février. La direction justifie les suppressions de postes par l'érosion de ses bénéfices pour cause de concurrence accrue.