Les Restos du Cœur craignent une nouvelle hausse du nombre de bénéficiaires

L'association lance sa 28e campagne hivernale lundi 26 novembre.

C\'est la 28e campagne de distribution de nourriture organisée par l\'association Les Restos du cœur.
C'est la 28e campagne de distribution de nourriture organisée par l'association Les Restos du cœur. (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

SOCIETE - Les Restos du Cœur lancent lundi 26 novembre leur 28e campagne hivernale avec l'offre de paniers-repas aux plus démunis dans plus de 2 000 centres en France jusqu'à fin mars. Cette année encore, l'association fondée par Coluche en 1985 est quasiment persuadée d'une nouvelle hausse du nombre de bénéficiaires. Elle s'inquiète des incertitudes quant au versement de l'aide alimentaire européenne dont elle dépend en partie.

Pour la campagne précédente, 115 millions de repas avaient été distribués à 870 000 personnes. Pour Olivier Berthe, président de l'association, "c'est pratiquement une certitude" : le seuil des 870 000 personnes sera dépassé. "L'année dernière, c'était la cinquième augmentation consécutive, soit plus de 30% de hausse sur cinq ans", dit-il.

L'aide européenne finance 23% des repas distribués par l'association

Les mères seules avec enfants représentent 40% des personnes accueillies, devant les personnes âgées et les jeunes. Le reste de l'année, pendant "l'intercampagne", les deux-tiers des centres restent ouverts, mais se concentrent sur les publics les plus fragiles (personnes âgées, personnes aux revenus les plus faibles, bébés, etc.).

Les Restos risquent d'avoir des difficultés à faire face si le Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) n'est pas maintenu. Ce programme, qui permet de distribuer des repas à 18 millions d'Européens dans le besoin, dont 4 millions de Français, via les associations, devait être discuté vendredi à Bruxelles dans le cadre du budget européen. Mais les dirigeants ne sont pas parvenus à un accord. Cette aide européenne représente 23% des repas distribués par les Restos du Cœur et 15% de ses ressources, selon son président.