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Les profs du lycée Adolphe-Chérioux doivent manifester vendredi matin devant le rectorat de Créteil (Val-de-Marne)

Au troisième jour de l'arrêt des cours, ils dénoncent la violence dans l'établissement et exigent davantage de sécurité, après l'agression d'un élève de 14 ans mardi par 7 jeunes qui se sont introduits dans le lycée.
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le lycée Adolphe Chérioux où un lycéen a été agressé le 2 fevrier (France2)

Au troisième jour de l'arrêt des cours, ils dénoncent la violence dans l'établissement et exigent davantage de sécurité, après l'agression d'un élève de 14 ans mardi par 7 jeunes qui se sont introduits dans le lycée.

"On demande une nouvelle audience au recteur. Si on n'obtient pas ce qu'on veut, on pourrait décider de taper plus haut" et de se rendre au ministère de l'Education nationale, a expliqué à l'AFP Christine Lichtenauer, enseignante de français au lycée Adolphe-Chérioux.

Les professeurs réclament un doublement du nombre de surveillants (de 11 à 22) pour cet établissement de 1.500 élèves, afin de mieux lutter contre "la violence endémique" dans ce lycée polyvalent.

Jeudi, le recteur de l'académie de Créteil, William Marois, avait reçu une délégation et proposé la nomination de trois surveillants supplémentaires et l'affectation de six médiateurs de la vie scolaire, une proposition jugée insuffisante par les enseignants.

Réunis jeudi en assemblée générale, les professeurs ont décidé à l'unanimité de "poursuivre l'application de leur droit de retrait" et maintiennent leur revendication de voir doubler le nombre de surveillants, qui sont actuellement 11 pour un établissement de 1.500 élèves, selon un communiqué diffusé à la presse.

Deux des agresseurs relâchés sans être poursuivis
Deux des six personnes interpellées dans le cadre de l'enquête sur l'agression de l'élève de 14 ans, mardi dans les murs du lycée, ont été relâchés sans être poursuivis, a-t-on appris de source judiciaire. Quatre autres personnes, dont trois mineurs, restent en garde à vue.

Les professeurs pointent une situation de "violence endémique"
Mercredi, une délégation d'enseignants a été reçue au rectorat qui avait proposé d'affecter à l'établissement cinq médiateurs de la vie scolaire et de maintenir sur place une équipe mobile de sécurité. "Ces propositions ne nous satisfont pas. Nous attendons qu'ils prennent la mesure de la gravité de la situation dans laquelle se trouve notre établissement", a déclaré jeudi Sabine Contrepois, une enseignante en lettres, à l'issue d'une l'assemblée générale. Les enseignants ont ainsi demandé à être reçus par Luc Chatel.

Les enseignants, qui exercent leur droit de retrait depuis mercredi dans l'établissement, invoquant une "situation de violence endémique" dans le lycée, s'étaient déjà mobilisés en mai 2009, en rédigeant une lettre ouverte adressée notamment au recteur de Créteil après l'agression d'un élève de BEP à l'arme blanche commise dans les murs du lycée.

Concernant l'enquête-mineurs, le procureur Jean-Jacques Bosc a estimé mercredi que l'agression du lycéen "s'inscrivait dans le contexte d'affrontements entre deux bandes rivales de Thiais et de l'Hay-les-Roses", deux communes du Val-de-Marne.

Rappel des faits
C'est vers 11h, mardi, que sept individus, la tête recouverte de capuches, se sont introduits à l'intérieur de l'établissement et ont passé à tabac un élève qui a été conduit à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre pour de nombreuses contusions, a indiqué une source policière. L'un des agresseurs a par ailleurs fait usage d'un pistolet à grenailles et a tiré au moins un coup de feu en l'air. "L'arme n'a pas été utilisée contre la victime. Un coup de feu a été tiré en l'air sans doute pour impressionner", toujours selon la même source.

Il y a trois semaines, un lycéen avait été poignardé dans son établissement du Kremlin-Bicêtre.

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