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Les lolitas, persona non grata dans les médias

Une charte officielle sur l'utilisation de l'image des enfants dans les médias a été signée mardi, en vue de combattre l'hypersexualisation des petites filles. 

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France Télévisions
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La ministre Roselyne Bachelot a lancé fin novembre "un groupe de travail sur l'élaboration d'une charte relative à la protection des enfants dans les médias intégrant un focus sur l'hypersexualisation". (DARRIN KLIMEK / GETTY IMAGES)

Mini-miss, lolitas en talons hauts, starlettes des cours de récré et sac à main dans le bac à sable…Pour contrecarrer le phénomène d'hypersexualisation des petites filles, une charte visant à protéger l'image des enfants dans les médias, commandée par la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, a été signée mardi 21 février par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et le Syndicat de la presse magazine (SPM).

Que préconise cette charte ? 

• Elle rappelle l'ensemble des droits de l'enfant. Elle définit également les engagements des médias en matière de protection de l'enfant et les actions à mettre en œuvre pour être appliquée.

• Les signataires s'engagent par exemple à "ne pas diffuser, y compris dans les espaces publicitaires, d'images hypersexualisées d'enfants, filles comme garçons, notamment dans une mise en scène érotisée, ou portant des vêtements, accessoires ou maquillage à forte connotation érotique".

• Les signataires de cette charte s'engagent notamment à citer les numéros relatifs à la protection de l'enfance, comme le 110 "Allô enfance en danger" dans le traitement de l'actualité.

• Trois des articles abordent la question de "l'hypersexualisation" des enfants dans les reportages, documentaires et autres articles de presse. Ce dispositif sera complété le 5 mars par un rapport de la sénatrice de Paris, Chantal Jouanno, chargée d'une mission plus vaste sur "les dispositifs d'observation et de régulation des médias concernant le phénomène de l'hypersexualisation des enfants". 

Qui va signer cette charte ?

La charte a pour vocation d'être "signée par des responsables des médias de la presse écrite et de la presse audiovisuelle", précise le communiqué du ministère. Francine Mariani-Ducray, membre du CSA et Marielle Quemener, responsable des affaires juridiques et sociales du SPM, l'ont d'ores et déjà validée.

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