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Les juges ont décidé de na pas mettre en examen le chef de la police nationale Frédéric Péchenard.

Onze jours après le début des poursuites à l'encontre du patron du reseignement intérieur, les juges en charge de l'affaire ont décidé de ne pas mettre en examen M. Péchenard.
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Le directeur général de la police nationale Frédéric Péchenard, le 30 juillet 2010 à Grenoble. (PHILIPPE WOJAZER / AFP)

Onze jours après le début des poursuites à l'encontre du patron du reseignement intérieur, les juges en charge de l'affaire ont décidé de ne pas mettre en examen M. Péchenard.

Vendredi, Frédéric Péchenard avait rendez-vous avec le juge. Ce dernier a estimé qu'il n'y avait pas de charges qui péseraient contre lui, comme l'a indiqué Me Lehman, l'avocat du concerné.

"M. Péchenard a été entendu par les juges en qualité de témoin assisté, il est toujours témoin assisté et n'a donc pas été mis en examen", a également déclaré Me Hervé Lehman.

Les juges Sylvia Zimmermann et Alain Nguyen The cherchent à établir les responsabilités dans une enquête à l'été 2010 de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), comprenant l'analyse de factures téléphoniques détaillées ("fadettes") du journaliste du Monde Gérard Davet, dans le but d'identifier les sources du quotidien dans l'affaire Woerth-Bettencourt. Le Monde venait de révéler le contenu des déclarations à la police de Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, qui y mettait en difficulté Eric Woerth, ministre de Nicolas Sarkozy.

Lors de son audition, M. Péchenard "a confirmé aux juges ce qu'il a toujours dit, c'est-à-dire qu'il avait demandé à la DCRI d'identifier le haut fonctionnaire qui avait trahi le secret professionnel", a déclaré Me Lehman. L'avocat a précisé que son client avait fait "de son propre chef" cette demande à la DCRI. "Personne ne lui a demandé de faire quelque enquête que ce soit", a-t-il dit.

Le statut de témoin assisté est intermédiaire entre celui de simple témoin et celui de mis en examen. Il peut évoluer en fonction des éléments dont dispose la justice et permet d'avoir accès au dossier.

Pas d'instruction pour mener l'enquête

Interrogé pour savoir si M. Péchenard avait donné des consignes sur la méthode à utiliser, Me Lehman a répondu: "D'une manière générale, quand le directeur de la police demande de faire une enquête, il ne donne pas d'instruction sur la manière de faire l'enquête et il part du principe que l'enquête sera faite de manière légale", a-t-il poursuivi.

Le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande a demandé le départ de MM. Squarcini et Péchenard, deux proches de Nicolas Sarkozy, en dénonçant "une espèce de laxisme au sommet de l'Etat". Des départs que Claude Guéant a catégoriquement écartés.

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