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Le site Copwatch à nouveau bloqué par la justice

Ce site internet, qui révèle des photos et des noms de policiers, avait été réactivé en janvier. 

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France Télévisions
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Un internaute devant le site Copwatch, le 12 octobre 2011.   (THOMAS COEX / AFP)

L'histoire se répète. Le tribunal de grande instance de Paris a ordonné une nouvelle fois vendredi 10 février le blocage du site Copwatch Nord-Ile-de-France, qui fiche policiers et gendarmes. Interdit une première fois le 14 octobre 2011, le site avait été réactivé fin janvier.

A l'automne 2011, le site avait déclenché un vif émoi chez les forces de l'ordre, qui disaient craindre pour la vie de certains fonctionnaires. Créé par un "collectif de citoyens souhaitant lutter par la transparence et l'information contre les violences policières", Copwatch Nord-Ile-de-France publie des photos de policiers et de gendarmes, et parfois leur nom et adresse personnelle.

Un "coup d'épée dans l'eau"

Comme en octobre 2011, le juge des référés a jugé le site "illicite", évoquant entre autres infractions "la diffusion de données à caractère personnel, ainsi qu'une atteinte caractérisée au droit à l'image des policiers". Il a exigé des fournisseurs d'accès à internet (FAI) le blocage complet de l'adresse du site. Le ministère de l'Intérieur devra par ailleurs "rembourser aux FAI les coûts afférents" à cette mesure.

Mais l'histoire n'est peut-être pas encore terminée : le tribunal n'a pas retenu "le blocage de sites futurs". "C'est un coup d'épée dans l'eau", avait argué le représentant d'un de ces FAI. "Ça n'empêchera pas la réitération du dommage, car les hébergeurs et les éditeurs courent toujours, avait-il prévenu. Sans une action sérieuse envers les auteurs, le trouble continuera. Car quand on coupe une tête, il en repousse trois."

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