Education : le Sénat adopte la fin de la suspension des allocations pour absentéisme

Cette mesure faisait partie du dispositif Ciotti, voté en 2010.

L\'hémicycle du Sénat, le 8 décembre 2011. 
L'hémicycle du Sénat, le 8 décembre 2011.  (BERTRAND GUAY / AFP)

POLITIQUE - La loi Ciotti prévoyait la suspension partielle des allocations familiales pour les parents dont les enfants séchaient l'école à de nombreuses reprises sans justification. Le Sénat a décidé de la supprimer. La chambre haute a adopté, jeudi 25 octobre, une proposition de loi socialiste supprimant ce texte de septembre 2010 destiné à lutter contre l'absentéisme scolaire.

Mis en place en janvier 2011, le dispositif prévoit, en cas d'absentéisme trop fréquent et non justifié et après une convocation des parents et un avertissement, que l'inspection d'académie puisse exiger de la Caisse d'allocations familiales (CAF) la suspension partielle des allocations. Mais selon la gauche, les résultats ne sont pas au rendez-vous : "Seule une réelle ambition pour l'école aurait pu apporter une réponse efficace, juste, aux problématiques multiples et complexes qui sont à l'origine du décrochage scolaire", a jugé l'auteure de la proposition de loi, la sénatrice PS de la Gironde Françoise Cartron.

D'après la ministre déléguée chargée de la Réussite éducative, George Pau-Langevin, sur 12 millions d'élèves en France, 619 suppressions d'allocations ont été effectuées pour l'année scolaire 2011-2012, dont 142 seulement ont été rétablies. "A 77% le dispositif est inefficace car l'enfant ne retourne pas à l'école", a-t-elle souligné.