Non, le RSA ne dissuade pas les jeunes de chercher du travail

Le RSA ne décourage pas les jeunes bénéficiaires de travailler, selon une étude publiée par l'Insee jeudi 27 septembre.

Seuls 2% à 3,4% des jeunes allocations de RMI de 25 ans, célibataires et sans enfants, auraient été découragés de travailler en touchant le RSA, selon l\'Insee.
Seuls 2% à 3,4% des jeunes allocations de RMI de 25 ans, célibataires et sans enfants, auraient été découragés de travailler en touchant le RSA, selon l'Insee. (FRED TANNEAU / AFP)

EMPLOI – Le RSA fabrique-t-il des paresseux ? Non, d'après une étude de l'Insee publiée le jeudi 27 septembre. Le revenu de solidarité active, et avant lui, le revenu minimum d’insertion (RMI), n’ont pas découragé les jeunes âgés entre 25 et 30 ans dans leur recherche.

Le RSA a été lancé en 2009 après plusieurs années de débat autour du RMI,  "longtemps soupçonné de diminuer le taux d'emploi en réduisant l'intérêt financier à occuper un emploi, notamment s'il s'agit d'un emploi faiblement rémunéré". Mais les auteurs remarquent qu’il y a autant de jeunes qui travaillent à 25 ans qu’aux autres âges. "Aucune rupture dans les taux d'emploi à 25 ans n'est repérable pour les jeunes célibataires sans enfant ayant au moins un CAP ou un BEP." 

"On peut considérer qu'entre 2004 et 2009, seuls 2% à 3,4% des jeunes allocations de RMI de 25 ans, célibataires et sans enfants, auraient été découragés de travailler", conclut l'Institut. Et pour expliquer ce pourcentage très faible, l'Insee explique que "l'accès à l'emploi peut être perçu comme une norme sociale à atteindre, même si les gains financiers qu'il procure sont faibles". C'est également le "moyen de se construire des droits à la retraite". Le RSA a été ouvert seulement en 2010 aux moins de 25 ans, avec des conditions très strictes. Faut-il alors les élargir ? L'étude reste prudente et ne préjuge "pas de l'effet qu'aurait l'extension du revenu minimum à des tranches d'âge plus jeunes".