Le PS a dénoncé lundi l'annonce par le gouvernement d'une taxation des haut-revenus

"On attendait un projet, on a des orientations" du gouvernement dont "la piste principale est le recul de l'âge légal ou l'allongement de la durée de cotisation", a dit Benoît Hamon le porte-parole du PS.Le PS "présentera dans les jours qui viennent " ses propositions globales" pour une réforme des retraites, a-t-il dit.

Benoît Hamon
Benoît Hamon (France 3)

"On attendait un projet, on a des orientations" du gouvernement dont "la piste principale est le recul de l'âge légal ou l'allongement de la durée de cotisation", a dit Benoît Hamon le porte-parole du PS.

Le PS "présentera dans les jours qui viennent " ses propositions globales" pour une réforme des retraites, a-t-il dit.

Pour M.Hamon, "la conséquence fatale" des deux mesures proposées par le gouvernement "est la baisse du niveau des pensions". Selon lui, "le gouvernement croit que la pilule passera si on utilise le leurre de la mise à contribution des revenus financiers".

Mais cette mesure "n'est pas chiffrée", "ne remet pas en cause le bouclier fiscal", et s'annonce "homéopathique", déplore-t-il.

Pour lui "la réforme" préconisée par le gouvernement "est dans le sillage de toutes ses politiques de rigueur et d'austérité mises en place depuis plusieurs mois".

Le PS va à son retour révèler ses propositions pour une réforme des retraites. Mais auparavant, le PS se concentre sur les réponses qu'il veut apporter "à une situation de crise exceptionnelle de crise dans la zone euro".

Le débat sur les retraites sera au menu du Bureau national du parti "demain (mardi) ou la semaine prochaine", a-t-il dit.

Les pistes du PS
Il a néanmoins souligné les axes de la réforme défendue par les socialistes: "augmenter le nombre cotisants" en luttant contre l'éviction" des seniors du marché du travail et contre le chômage des jeunes.

L'accent sera également mis sur de "nouvelles recettes" alors que , selon M. Hamon, le gouvernement n'a "rien proposé sur l'assiette de la cotisation patronale" et sur une contribution des banques.

Le facteur de "la pénibilité" du travail doit être pris en compte en demandant à "chacun de payer selon ses facultés contributives", par un système "progressif", selon le porte-parole.

PCF: "fin programmée de la retraite à 60 ans"
Le PCF fait le même constat que le PS. Le document sur la réforme des retraites n'est que la suite de "l'opération de dissimulation" du gouvernement. "L'objectif" du gouvernement est d'empêcher l'indispensable débat public et citoyen", juge également Olivier

Dartigolles, porte-parole du PCF.

Il "n'annonce pas de mesure précise et ne retient qu'une seule piste :"l'allongement de la durée d'activité envisagé par le recul de l'âge légal et l'augmentation de la durée de cotisation".

"C'est la fin de la retraite à 60 ans qui est programmée!", s'exclame le PCF qui appelle à manifester le 19 mai à Paris.

La contribution de solidarité sur les hauts revenus et les revenus du capital envisagée par le gouvernement "égratignerait à peine les immenses gâchis financiers actuels tandis que le niveau des pensions s'effondrerait", estime le PCF.

"La retraite à 60 ans à taux plein n'est pas négociable et son financement est possible", affime le PCF. Pour le financement de la réforme, les communistes préconisent "une refonte des cotisations avec la modulation de leur calcul, pour pénaliser les entreprises qui réduisent l'emploi et les salaires".