Cet article date de plus de douze ans.

Le président syrien Bachar al-Assad a accusé vendredi Israël de "jouer sur les mots"

"La Syrie n'a pas de conditions, la Syrie a des droits et la Syrie ne cèdera jamais sur ces droits", a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy, à Paris.Il répondait ainsi aux propos tenus par le premier ministre israélien mercredi à Paris sur une proposition de rencontre sans condition avec les Syriens.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Nicolas Sarkozy et le président syrien Bachar al-Assad au Palais de l'Elysée. (F3)

"La Syrie n'a pas de conditions, la Syrie a des droits et la Syrie ne cèdera jamais sur ces droits", a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy, à Paris.

Il répondait ainsi aux propos tenus par le premier ministre israélien mercredi à Paris sur une proposition de rencontre sans condition avec les Syriens.


Pour M. Bachar al-Assad: "Tous ces jeux sur les mots de la part des Israéliens visent à ce qu'il n'y ait ni exigence ni droits qui pourraient être récupérés ou restitués". "Mais cela ne pourra qu'accentuer l'instabilité dans la région."

Il a aussi expliqué que les discussions israélo-syriennes devaient porter sur la restitution des territoires occupés (et annexés unilatéralement) par Israël dans le Golan depuis 1967.

"Pour ce sujet, il y a un cadre de référence, il y a également des mécanismes qui existent", a-t-il poursuivi, en renvoyant ces discussions au niveau des experts. "Ce sont les négociateurs qui sont spécialisés dans ces négociations qui connaissent et maîtrisent ce mécanisme. Ce n'est ni moi ni M. Netanyahou", a-t-il dit. "Si M. Netanyahou est sérieux, il peut envoyer son équipe d'experts, nous enverrons notre équipe d'experts en Turquie, ils pourront alors parler, s'ils sont vraiment intéressés par la paix."

Il faisait allusion aux négociations indirectes engagées en mai 2008 entre la Syrie et Israël par l'intermédaire de la Turquie et interrompues à la suite de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, fin décembre 2008-début janvier 2009.

Interrogé sur le président américain, Bachar al Assad évoque un "espoir qui recule" eu égard aux déclarations faites avant l'investiture de Barack Obama et lui demande d'élaborer un véritable plan d'action.

Voir l'intégralité de l'interview de Bachar al-Assad, invité du Journal Télévisé du 20h de France 2.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers France

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.