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Le pré-rapport sur les rythmes scolaires penche pour quatre jours et demi d'école en primaire

Les acteurs consultés optent plutôt pour le mercredi matin. Le texte, qui doit être rendu mardi, penche aussi pour davantage de devoirs faits à l'école.En ce qui concerne les vacances d'été, aucun consensus ne s'est dégagé pour les raccourcir.
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Classe de CM2 (AFP / Boris Horvat)

Les acteurs consultés optent plutôt pour le mercredi matin. Le texte, qui doit être rendu mardi, penche aussi pour davantage de devoirs faits à l'école.

En ce qui concerne les vacances d'été, aucun consensus ne s'est dégagé pour les raccourcir.

"Journée trop longue et fatigante", "semaine épuisante à l'école primaire", "année scolaire déséquilibrée" avec un "mois de juin inexistant" et un "premier trimestre inutilement long" sont les "constats partagés" que le pré-rapport sur les rythmes scolaires résume. Il est le résultat d'auditions, d'échanges sur internet et de débats organisés dans les académies.

Selon le comité de pilotage sur les rythmes scolaires, les "inconvénients" de la semaine de quatre jours en primaire font "l'unanimité" et, à la place, "la grande majorité des organisations entendues (...) se prononcent pour une semaine de quatre jours et demi ou de neuf demi-journées, en se concentrant plutôt sur le mercredi matin".

Les acteurs concernés pensent aussi que les temps de vie en dehors de l'école, disparates, sont "trop laissés aux solutions individuelles et aux aléas locaux", et les devoirs à la maison "pénalisent les élèves qui ont le plus de temps de transport ou qui sont le plus en difficulté".

Un consensus partiel s'est dégagé sur une modulation du temps d'enseignement journalier selon l'âge (cinq heures en primaire, six au collège et sept au lycée) et sur un passage des vacances de Toussaint à deux semaines complètes.

En revanche, sur les vacances d'été, "pas de vrai consensus" pour leur raccourcissement. Néanmoins "ceux qui se disent défavorables sont prêts à concéder deux semaines si le jeu en vaut la peine, c'est-à-dire si on les assure d'une réelle amélioration des conditions de travail annuelles, si on arrive à une meilleure alternance des temps de travail et des temps de vacances".

Les professionnels du tourisme ne se soucient pas de la durée des vacances. C'est leur étalement qui les intéresse: "Le voeu unanime est celui d'un étalement de la saison estivale du 15 juin au 15 septembre", écrit le pré-rapport.

Après cette première étape, le comité de pilotage rendra ses véritables préconisations en juin, après quoi le ministre de l'Education nationale Luc Chatel devra trancher.

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