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Le parquet de Paris a fait appel mercredi soir du régime de semi-liberté accordé plus tôt à Jean-Marc Rouillan

L'ex-leader du groupe armé Action Directe avait bénéficié d'un régime de semi-liberté du 17 décembre 2007 au 2 octobre 2008 qui avait été suspendu "pour éviter tout contact avec la presse" après un entretien publié dans "L'Express".Ce régime avait ensuite été révoqué, ses propos ayant été jugés comme constituant "une apologie de la lutte armée".
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Jean-Marc Rouillan (AFP/Michel Gangne)

L'ex-leader du groupe armé Action Directe avait bénéficié d'un régime de semi-liberté du 17 décembre 2007 au 2 octobre 2008 qui avait été suspendu "pour éviter tout contact avec la presse" après un entretien publié dans "L'Express".

Ce régime avait ensuite été révoqué, ses propos ayant été jugés comme constituant "une apologie de la lutte armée".

Après plus de deux nouvelles années de détention, M. Rouillan, atteint de problèmes de santé, a fait une nouvelle demande qui a reçu un feu vert mercredi de la part du tribunal d'application des peines.

"La mesure de semi-liberté prendra effet à partir du 7 mars, M.Rouillan fera l'objet d'une surveillance électronique et aura notamment l'obligation de travailler", a indiqué son avocat Me Chalanset.

M. Rouillan purge sa peine au Centre de détention de Muret (Haute-Garonne). Il devrait à nouveau travailler pour les éditions Agone.

Le parquet de Paris peut néanmoins bloquer cette mesure s'il fait appel de la décision.

Arrêté en 1987 avec d'autres membres du groupe Action Directe, il a été condamné en 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat en 1985 de René Audran, ingénieur général de l'armement, et du PDG de Renault Georges Besse en 1986.

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