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Le Monde affirme que les comptes de campagne d'Edouard Balladur étaient irréguliers et auraient dû être invalidés

Alors que la justice s'interroge notamment sur un éventuel financement illégal de la campagne d'Edouard Balladur à la présidentielle de 1995, le Monde révèle que le président du Conseil Constitutionnel de l'époque, Roland Dumas, bien qu'ayant validé des comptes de campagne de MM. Balladur et Chirac, se prononce aujourd'hui pour leur publication.
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Roland Dumas, le 13 mai 2008 à Paris. (AFP - Stephane de Sakutin)

Alors que la justice s'interroge notamment sur un éventuel financement illégal de la campagne d'Edouard Balladur à la présidentielle de 1995, le Monde révèle que le président du Conseil Constitutionnel de l'époque, Roland Dumas, bien qu'ayant validé des comptes de campagne de MM. Balladur et Chirac, se prononce aujourd'hui pour leur publication.

"Si on annule les comptes de l'ancien premier ministre, il faudra aussi annuler ceux du président élu (Jacques Chirac, ndlr)", insistait alors Roland Dumas auprès des neuf membres du Conseil, rapporte Le Monde dans son édition datée du 26 novembre.

Ces comptes, qui faisaient mention de versements en espèces de 13 millions de francs (deux millions d'euros), ont été validés malgré l'opposition des rapporteurs, qui jugeaient peu crédibles l'explication d'Edouard Balladur parlant de vente de T-shirts et de gadgets.

Dans des propos accordés au Monde vendredi, l'ex-président du Conseil constitutionnel Roland Dumas se prononce pour la publication des procès-verbaux des débats ayant conduit à la validation des comptes de campagne d'Edouard Balladur en 1995.

L'actuel président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, avait refusé mi-novembre la transmission de ces mêmes procès-verbaux au juge Renaud Van Ruymbeke, qui enquête sur de possibles faits de corruption pendant campagne présidentielle de 1995, susceptibles d'être liés à l'attentat de Karachi en 2002.

A propos de cette affaire présumée de corruption, le député communiste Jean-Jacques Candelier a fait savoir jeudi qu'il était prêt à remettre au juge d'instruction Marc Trévidic les procès-verbaux d'audition de la mission d'information parlementaire sur l'attaque de Karachi qui a coûté la vie à 11 Français.

"Dans notre République, il existe un principe de séparation des pouvoirs, mais cela ne signifie nullement qu'il n'y ait pas de relations entre eux", écrit le député communiste.
"Aussi, si vous le souhaitez, je vous informe me tenir à votre entière disposition pour vous communiquer les différents PV que je détiens", ajoute-t-il à l'adresse du magistrat.

Son initiative a été rendue publique au moment ou démarrait l'audition comme témoin de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, vers 14h00 dans le cabinet du juge Renaud van Ruymbeke, chargé du volet financier de l'affaire Karachi.

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