Le ministre de l'Industrie est certain "à 95 %" de "trouver une solution de substitution" pour l'équipement automobile

Le groupe Bernard Krief Consulting (BKF), qui l'a repris en juillet 2009, n'a toujours pas apporté les 16 millions en cash qu'il avait promis: il n'a produit qu'un titre de créance d'une valeur équivalente.L'Etat, qui a promis 10 millions d'euros, refuse de s'engager tant que le consultant n'a pas tenu sa promesse.

Manifestation de soutien à Heuliez à Niort (Deux-Sèvres) le 14 avril 2009
Manifestation de soutien à Heuliez à Niort (Deux-Sèvres) le 14 avril 2009 (AFP PHOTO ALAIN JOCARD)

Le groupe Bernard Krief Consulting (BKF), qui l'a repris en juillet 2009, n'a toujours pas apporté les 16 millions en cash qu'il avait promis: il n'a produit qu'un titre de créance d'une valeur équivalente.

L'Etat, qui a promis 10 millions d'euros, refuse de s'engager tant que le consultant n'a pas tenu sa promesse.

Résultat: la liquidation judiciaire menacerait cette entreprise de 600 personnes devenue symbolique du soutien public à l'emploi à droite et à gauche. Le Conseil régional de Poitou-Charentes, présidé par Ségolène Royal (PS), a versé 5 millions d'euros.

L'affaire est un enjeu électoral dans le cadre du scrutin régional.

"Du côté de l'Etat, dix millions d'euros sont là mais on les mettra avec l'investisseur qui devra prendre le relais sauf évènement imprévu dans les prochaines heures ou les prochains jours. Le gouvernement est en train de regarder quelque chose d'autre. Il faut tout faire pour que cela fonctionne", a affirmé la tête de liste UMP en Poitou-Charentes, Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports.

Le dossier dépasse l'enjeu de Poitou-Charentes. La région Pays-de-la-Loire envisage ainsi d'entrer à hauteur de 5 millions d'euros dans le capital de l'équipementier automobile. Motif: Heuliez compte parmi ses 600 salariés 35 % de résidents des Pays-de-Loire, observe son Conseil régional. Heuliez représente "une belle entreprise, qui a des carnets de commande pleins", et une "chance pour le bassin industriel", explique son président, Jacques Auxiette.