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Le ministre de l'Immigration en visite à Cayenne

Le ministre de l'Immigration Eric Besson à Cayenne, en Guyane, depuis mercredi a évoqué les clandestins du Guyana
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Eric Besson (22/02/2008) (© France 3)
Le ministre de l'Immigration Eric Besson à Cayenne, en Guyane, depuis mercredi a évoqué les clandestins du GuyanaLe ministre de l'Immigration Eric Besson à Cayenne, en Guyane, depuis mercredi a évoqué les clandestins du Guyana

Il a reconnu jeudi "des difficultés réelles" à reconduire dans leur pays ces ressortissants en situation irrégulière qui sont les plus nombreux dans la seule prison de Guyane: 30% des 710 détenus.

Le Guyana, entre le Venezuela et le Surinam, "n'accepte pas les reconduites de ses ressortissants et il l'exprime d'abord par une inertie", a-t-il dit.

Dans cette prison, 70% des détenus sont étrangers (en situation régulière ou non) et les Guyaniens représentent près de la moitié des étrangers détenus. Or, faute d'accord de réadmission, même interdits de territoire français, ils ne sont pas reconduits dans leur pays à leur sortie de prison.

Eric Besson qui a rencontré des représentants des collectivités territoriales ainsi que le maire de la ville, s'est rendu jeudi sur un site d'orpaillage illégal, à l'intérieur des terres. Le ministre a réitéré "la détermination de l'Etat" à lutter contre l'orpaillage clandestin en Guyane, lors de la visite dun village clandestin démantelé à proximité de chantiers d'extraction d'or primaire, dans la région de Saül.

Le ministre de l'Immigration y a constaté les moyens de lutte employés par l'opération Harpie, opération de lutte contre l'orpaillage clandestin, qui connaît une phase de renforcement avec la conduite entre le 15 avril et le 15 juin de 66 opérations menées par la gendarmerie dont 48 avec le concours des forces armées en Guyane. Durant cette période, 1.163 grammes d'or, 12.290 grammes de mercure et 18.490 litres de carburants ont été saisis ou détruits.

Eric Besson était ensuite attendu à Saint-Georges de l'Oyapock, commune située dans l'est de la Guyane au bord du fleuve qui fait office de frontière avec le Brésil.

A Saint-Georges de l'Oyapock, la maire, Fabienne Mathurin-Brouard, a émis le souhait de la création d'un statut transfrontalier accordé aux résidents des communes frontalières. Les fleuves qui servent de frontières, l'Oyapock à l'Est avec le Brésil et le Maroni à l'Ouest avec le Surinam, sont des voies franchies quotidiennement par l'immigration clandestine. En 2007, 10.094 étrangers en situation irrégulière ont été reconduits à la frontière contre 8.085 en 2008.

Selon la Cimade, la visite du ministre constitue "un non-événement". L'association de solidarité active avec les migrants déplore l'absence de rencontre avec les associations locales et de visite au centre de rétention administrative. Elle condamne la politique appliquée envers les migrants et les réfugiés. Elle revendique "la création d'un centre d'accueil des demandeurs d'asile", "la fin du régime juridique dérogatoire pour les départements d'outre-mer", "l'arrêt du placement en rétention des familles et des mineurs" et "l'arrêt de la politique des objectifs chiffrés de reconduite à la frontière".

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