Le maire de Saintes s'excuse et rachète son 4x4 de fonction

Jean-Philippe Machon avait fait racheter par la ville son ancien 4x4 de fonction. Après une réunion de crise de trois heures, jeudi 14 mai, il a reconnu une "erreur de procédure" et promis de régler l'addition.

La mairie de Saintes (Charente-Maritime).
La mairie de Saintes (Charente-Maritime). ( GOOGLE MAPS)

Le maire divers droite de Saintes (Charente-Maritime), qui avait fait racheter par la ville son ancien 4x4 de fonction, a présenté ses excuses à l'issue d'une réunion avec les élus de sa majorité, rapporte Sud Ouest, jeudi 14 mai.

Plus de trois heures de réunion de crise à huis clos

Jean-Philippe Machon reconnaît avoir commis une"erreur" et annonce qu'il va "immédiatement racheter le véhicule à titre personnel". Le maire s'est adressé aux journalistes en lisant un communiqué, après une réunion de crise à huis clos de plus de trois heures, convoquée par les membres de sa propre majorité. Un militant socialiste a posté cette image sur Twitter.

Le bon de commande du 4x4 de marque allemande affiche la somme de 24 949 euros TTC, selon Sud Ouest. Mais pour une telle acquisition supérieure à 15 000 euros, la municipalité aurait dû respecter les principes de "publicité" et de "mise en concurrence préalable", comme prévu par le Code des marchés publics. Informés par voie de presse, certains adjoints ont alors dénoncé la "faute morale" de leur élu.

L'élu reconnaît "une erreur de procédure"

Jean-Philippe Machon a reconnu "une erreur de procédure" et a expliqué s'être "trompé en voulant faire faire des économies à la collectivité en achetant un véhicule d'occasion au lieu d'acheter un véhicule neuf". S'il reconnaît qu'il l'utilisait" dans le cadre de ses fonctions dans une entreprise privée, l'élu a toutefois précisé qu'il "n'y [avait] eu aucun enrichissement personnel" car il n'a "jamais été propriétaire de la voiture".

Durant la réunion à la mairie, une centaine d'habitants s'étaient rassemblés pour manifester leur colère. La chef de file de l'opposition municipale, Isabelle Pichard-Chauché, a alerté la Chambre régionale des comptes. Elle leur a demandé de se pencher sur la comptabilité municipale depuis l'élection du maire.