Le couple a été mis en examen pour "enlèvement et séquestration" de mineurs et "détention d'images pédopornographiques"

Noélie et Eddy ont été placés sous mandat de dépôt de mandat dimanche soir, après audition par un juge d'instruction du Mans.

L\'avocat de Noélie, Laurent Ivaldi, a déclaré que sa cliente \"n\'a  jamais voulu enlever les enfants\".
L'avocat de Noélie, Laurent Ivaldi, a déclaré que sa cliente "n'a jamais voulu enlever les enfants". (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Noélie et Eddy ont été placés sous mandat de dépôt de mandat dimanche soir, après audition par un juge d'instruction du Mans.

Samedi 17 septembre, vers 21h, Charline et Julie étaient parties se promener avec un couple de 25 à 30 ans, accompagné d'une petite fille, qui fréquentaient depuis peu l'aire de jeu de leur quartier au nord de La Flèche. Ne les voyant pas rentrer, la mère des deux fillettes avait donné l'alerte le dimanche à 01H00. Les deux ravisseurs présumés "se sont effrayés" ensuite, lors du déclenchement du plan Alerte enlèvement" ce même dimanche à 16h et "c'est ce qui explique qu'ils ont laissé les deux petites filles à proximité de La Flèche ", selon la procureure.

Noélie et Eddy, ravisseurs présumés des deux fillettes, nient les faits. Le couple a en revanche raconté que "tout était dû aux liens que les fillettes avaient tissé" avec Maelys, leur petite fille de 18 mois, a dit Mme Rieutort.es deux soeurs avaient été retrouvées en début de soirée à quelques kilomètres de la Flèche par une automobiliste sensibilisée par les messages d'alerte.

Il n'y a "pas du tout, actuellement, de lien fait entre ces images pédopornographiques et les deux petites filles de La Flèche ", a précisé la procureure de la République au Mans, Joëlle Rieutort, lors d'une conférence de presse. Les examens médicaux, et notamment gynécologique, effectués sur les deux soeurs de 10 et 12 ans après leur libération, le 18 septembre, "n'a révélé aucune lésion", "aucune blessure", a-t-elle souligné.

Depuis mardi les enquêteurs étaient sur la piste du couple. Après avoir ratissé 900 km2 autour du lieu de l'enlèvement, en se basant sur les informations fournies par les fillettes, ils avaient sélectionné une vingtaine de propriétés et commencé par la plus plausible, à Thorée-les-Pins près de la Flèche, qui s'est révélée être la bonne. Sur place, ils ont découvert le fourgon blanc ayant servi à l'enlèvement et des éléments prouvant la présence des fillettes dans cette maison appartenant à un veuf, père de quatre enfants dont la fille cadette, Noélie, avait été aperçue récemment sur les lieux avec son compagnon.