Le contrôle d'une femme en niqab à Marseille tourne mal, trois policiers blessés

MARSEILLE - Parmi les agents blessés, une fonctionnaire de la BAC arrivée en renfort a été mordue par la femme portant le voile.

Parmi les agents blessés, une fonctionnaire de la BAC arrivée en renfort a été mordue par la femme portant le voile.
Parmi les agents blessés, une fonctionnaire de la BAC arrivée en renfort a été mordue par la femme portant le voile. (FRED DUFOUR / AFP)

Trois policiers ont été légèrement blessés dans la nuit de mardi à mercredi 25 juillet à Marseille (Bouches-du-Rhône) dans une échauffourée survenue lors du contrôle d'une femme voilée près d'une mosquée, a-t-on appris de source syndicale policière, ces faits faisant l'objet d'une enquête administrative. 

La femme, entièrement voilée sur la voie publique et contrôlée par deux gardiens de la paix dans le cadre de la législation sur la burqa, a refusé d'obtempérer en expliquant aux policiers qu'elle ne respectait pas les lois de la République. L'intervention de son compagnon, puis un attroupement sur les lieux, à proximité d'une mosquée, ont provoqué une échauffourée dans laquelle trois policiers ont été légèrement blessés. 

Une policière mordue

Parmi les agents blessés, une fonctionnaire de la BAC arrivée en renfort a été mordue par la femme voilée. Le couple a finalement été interpellé puis emmené au commissariat, mais l'affaire n'a pas eu de suite judiciaire, "dans un souci d'apaisement en période de ramadan", affirme une source proche de l'enquête.

Selon le parquet cependant, si les personnes impliquées dans l'affaire sont ressorties du commissariat après y avoir été entendues librement, "l'enquête n'est pas du tout terminée" et elles pourront être reconvoquées. "Quel signal envoie-t-on à des gens de plus en plus hostiles aux forces de l'ordre, quand elles ne font pourtant qu'appliquer les lois de la République ?", a déploré David-Olivier Reverdy, secrétaire zonal adjoint du syndicat de policiers Alliance, faisant état d'un "sentiment d'indignation"

Parallèlement, une enquête administrative a été ouverte sur ces faits. Certaines personnes impliquées dans l'affaire se sont en effet plaintes "de violences illégitimes de la part des policiers", a précisé le parquet. Le cabinet de discipline de la Direction départementale de la sécurité publique a été saisi.