Le blues des policiers

Très sollicités depuis les attentats de janvier à Paris, les policiers se disent épuisés par la multiplication des missions dans le cadre du plan Vigipirate renforcé.

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Acclamés après les attentats de janvier, les héros sont aujourd'hui fatigués. Avec le renforcement du plan Vigipirate, voilà trois mois que les CRS sont en alerte maximale, multipliant les gardes statiques la nuit devant les bâtiments sensibles.

Dans une caserne toulousaine, une épouse s'inquiète pour son mari : "Vous vous rendez compte qu'on envoie sur la voie publique des fonctionnaires de police qui n'ont pas dormi ? Ils attendent quoi ? Une bavure ?" s’agace-t-elle.

Situation critique

Un malaise profond, des arrêts maladie en nette hausse,  Christian Barcouda, délégué régional CRS UNSA-Police, tire la sonnette d’alarme : "depuis le début de l'année, c'est 49 jours de déplacements, 19 jours de travail sur place. Il faut aussi savoir que Toulouse est une des villes où il y a le plus de manifestations en France".

Les policiers estiment donner le maximum en terme de contrainte horaire. Ils réclament notamment la revalorisation de leur prime de déplacement, gelée depuis 2002 à 30 euros par jour.

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Des policiers de la BAC sécurisant un déplacement du ministre de l\'Intérieur, Bernard Cazeneuve, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 2 juin 2014.
Des policiers de la BAC sécurisant un déplacement du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 2 juin 2014. (FRANCOIS LAFITE / MAXPPP)