Langues régionales : des manifestations pour défendre l'enseignement immersif

Les cinq réseaux d'écoles qui pratiquent l'"enseignement immersif" entendent dénoncer une décision du Conseil constitutionnel qui, selon eux, remet en cause leur modèle. 

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Radio France
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Une manifestation pour défendre les écoles en langue bretonne, en mars 2021.  (MAUD DUPUY / HANS LUCAS)

De la Bretagne à l'Occitanie en passant par le Pays Basque : plusieurs manifestations sont prévues samedi 29 mai pour protester contre la décision controversée du Conseil constitutionnel de censurer l'"enseignement immersif" en langues régionales, voté dans le cadre d'une proposition de loi à l'Assemblée. Les Sages ont censuré cette méthode pratiquée depuis longtemps par des écoles associatives, où la majorité des cours se déroulent en langue régionale. A trois semaines des élections régionales, le sujet est devenu politique. 

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Les cinq réseaux immersifs, comme les écoles Diwan qui enseignent en Breton ou les Ikastolas en Basque, estiment que leur modèle fonctionne. Ils pensaient que c'était acquis depuis des décennies mais ils se retrouvent en insécurité juridique, selon eux, avec leurs 14 000 élèves. "D'un revers de main, on écarte 50 ans de travail, regrette Peio Jorajuria, président de la fédération Seaska. On a avancé pas à pas, on a construit et là, sur une simple décision, tout est jeté à terre. Le modèle pédagogique est largement évalué chaque année et nous avons pu prouver que ce n'était jamais au détriment du français. L'attaque est totalement irrationnelle et là, c'est la colère qui domine." 

Cette colère semble inquiéter jusqu'à la tête de l'Etat, en pleine campagne des régionales. Ces derniers jours, Jean Castex et Emmanuel Macron sont tous les deux montés au front pour défendre les écoles immersives. Le chef de l'Etat assure que rien ne saurait entraver l'action décisive de ces écoles en faveur des langues régionales. "Ce sont de jolies paroles, on attend maintenant des actes. On a une rentrée à préparer pour septembre", tempère Peio Jorajuria. Le gouvernement vient de missionner deux députés pour tirer les conséquences de cette décision du Conseil constitutionnel sur l'enseignement immersif.

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