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La plus grande majorité des nappes phréatiques (79%) affichaient au 1er juin un "niveau inférieur à la normale"

C'est ce qu'indique un nouveau bilan publié vendredi par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Fin avril, 68% des réservoirs présentaient un tel déficit. "La grande majorité des niveaux (88%) est en baisse" en mai, précise le BRGM.
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Montmatin: des bovins sont allongés dans un champ desséché avant d'être nourri de fourrage à l'étable (2005) (AFP)

C'est ce qu'indique un nouveau bilan publié vendredi par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Fin avril, 68% des réservoirs présentaient un tel déficit. "La grande majorité des niveaux (88%) est en baisse" en mai, précise le BRGM.

"Les données du mois de mai confirment, avec le déficit pluviométrique conséquent observé depuis le début de l'année, que la période de recharge des nappes a été très peu effective sur une grande partie du territoire", ajoute-t-il. Seul le sud-est du pays présente des niveaux plus favorables.

Les grands aquifères déficitaires, après "plusieurs années de déficit pluviométrique" précise le BRGM sont les nappes de la Beauce, du Bas-Dauphiné, du Champigny en Ile-de-France ou encore les nappes du bassin de la Garonne. En France, seules les nappes du Languedoc-Roussillon présentent des situations "proches de la normale".

La reprise de la pluie ces derniers jours a surtout permis de répondre aux besoins des végétaux mais ne devrait avoir qu'un impact marginal, pour l'heure, sur les nappes. Des mesures de restriction d'eau ont été prises dans 60 départements, et onze autres étaient placés en vigilance, selon le dernier décompte du ministère de l'Ecologie en date du 16 juin.

Martine Aubry pour un décret pour réglementer les prix du fourrage
La première secrétaire du PS a demandé mercredi des "réponses exceptionnelles" pour les agriculteurs touchés par la sécheresse, suggérant notamment de prendre un décret pour réglementer les prix des fourrages.

"Nous sommes dans des circonstances exceptionnelles. La situation est pire qu'en 1976, il faut des réponses exceptionnelles", a déclaré Mme Aubry en déplacement dans l'Oise, où en raison de la sécheresse, le conseil général va apporter une aide financière de 200.000 euros pour les agriculteurs.

Elle a estimé que les mesures prises la semaine dernière par le président de la République en Charente paraissaient "en deçà de ce qui est nécessaire" et plaidé pour aller "bien au-delà". Selon elle, "il faut empêcher le broyage des céréales pour qu'on ait du fourrage de substitution avec des céréales en complément pour nourrir le bétail". "Il aurait fallu prendre un décret pour réglementer les prix" et éviter la spéculation sur l'alimentation des animaux", a-t-elle ajouté. "Il aurait fallu organiser le transport" des fourrages, en s'appuyant sur les chambres d'agriculture, a-t-elle encore plaidé.

La première secrétaire a reconnu que "Ségolène Royal (avait) bien fait de présenter (au côté de Nicolas Sarkozy) les mesures socialistes" jeudi dernier. "Il y a moyen aujourd'hui à ce qu'aucune tête de bétail ne soit effectivement abattue", a-t-elle estimé.

Pour la maire de Lille, "les aides, c'est bien, encore faudrait-il qu'elles soient conséquentes, ce qui n'est pas le cas", a-t-elle dit, assurant que "le problème n'('était) pas de toucher le flanc des vaches, pour parler poliment, ou de faire des promesses".

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