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Vers la fin de la grève des agents de sûreté dans les aéroports ?

Le conflit mené par les agents de sûreté aéroportuaires grévistes semble marquer le pas. Un vote décisif doit avoir lieu ce matin.

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France Télévisions
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Des agents de sûreté grévistes le 22 décembre 2011 à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (Seine-Saint-Denis). (PH LAVIEILLE / LE PARISIEN / MAXPPP)

Après onze jours de grève, les rangs pourraient commencer à se clairsemer parmi les agents de sûreté aéroportuaires en grève, notamment à Roissy. La suite du mouvement doit faire l'objet d'un vote lundi 26 décembre. Selon une source syndicale, "30% des grévistes ont repris le travail à Paris dimanche".  La situation à l'aéroport de Roissy est "normale" lundi matin selon un porte-parole d'Aéroports de Paris. Le pourcentage de grévistes n'est pas connu.

La crainte de l'enlisement 

Autre signe de l'essouflement de la mobilisation, l'ensemble des personnels de Toulouse ont retrouvé leur poste dimanche. A Lyon, épicentre du mécontentement au début du conflit, les agents grévistes se sont tous rendus sur leur lieu de travail, au cas où la reprise aurait été décidée. 

"Les salariés ont perdu beaucoup d'argent" et depuis l'intervention de la police et de la gendarmerie pour remplacer les grévistes, "le mouvement s'épuise", estime l'Unsa-FMPS, le premier syndicat de la branche prévention sécurité qui "craint l'enlisement".

Désaccords entre syndicats

D'ailleurs, la grève n'a pas entraîné "de répercussion particulière" sur le trafic du week-end chargé de Noël alors que 75 000 passagers sont attendus à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle lundi.

Mais tous les syndicats ne sont pas sur la même longueur d'ondes. Sébastien Labiausse, secrétaire général adjoint du SNEPS/CFTC, croit encore à une victoire syndicale : "On veut sortir du conflit la tête haute, avec des avancées salariales beaucoup plus significatives." 

Que réclament les agents de sécurité ?

Les agents demandent une augmentation de 200 euros de leur salaire mensuel, situé jusqu'ici en moyenne entre 1 100 et 1 600 euros. Le patronnat, lui, a proposé vendredi 23 décembre de porter à un mois de salaire le montant de leur prime annuelle, sous certaines conditions. 

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