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La France va demander une pause dans les biocarburants

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a présenté son plan d'action pour l'agriculture devant le conseil des ministres. Pour venir en aide aux agriculteurs confrontés à une hausse des prix des céréales, il propose notamment une pause dans les biocarburants concurrents de l'usage alimentaire.
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Radio France
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 (Robert Pratta Reuters)

François Hollande l'avait promis mardi à Rennes, Stéphane Le Foll l'a présenté devant le Conseil des ministres mercredi. Le ministre de l'Agriculture a dévoilé son plan d'action pour l'agriculture. Il s'agit de venir en aide au secteur touché en ce moment par une flambée des prix. Stéphane Le Foll a notamment proposé une pause dans les biocarburants.

Le problème qui se pose pour ces biocarburants concerne ceux dits de "première génération". Des carburants issus de cultures de maïs, de canne à sucre, de céréales ou encore de soja, de colza et de tournesol. Dans ces cas-là, l'usage de ces plantations à des fins énergétiques entre directement en concurrence avec les cultures à vocation alimentaire.

Difficilement acceptable alors que les agriculteurs en général et les éleveurs en particulier sont confrontés à une hausse du prix des céréales. Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture a donc proposé une pause dans le développement des biocarburants. Cela va se traduire pas la limitation à 7% du taux d'incorporation de ces biocarburants de première génération dans les carburants. 

La FAO veut la suspension de bioéthanol

Par ailleurs, la France va faire une proposition collective au niveau européen concernant cette pause. Elle la prônera également devant le G20.La FAO (organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) a déjà fait des préconisations allant dans ce sens. Cet été son directeur général avait demandé aux États-Unis de suspendre leur production de bioéthanol à partir de maïs pour éviter une crise alimentaire.

Néanmoins, l'espoir des biocarburants réside dans ceux dits de deuxième génération. Ils utilisent de la matière organique n'entrant pas en conflit avec l'alimentation ou des végétaux poussant sur des terres agricoles de mauvaise qualité. Paris entend s'en servir pour atteindre l'objectif européen de 10% d'énergies renouvelables dans les carburants.

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