La France va expérimenter le lucratif "tourisme médical"

Les hôpitaux de Paris tentent d'attirer des patients étrangers et fortunés pour renflouer leurs caisses.

La façade de l\'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.
La façade de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. (SÉBASTIEN RABANY / PHOTONONSTOP / AFP)

SOCIETE - Attirer des patients étrangers et fortunés pour renflouer les caisse des hôpitaux. Tel est, selon le Journal du Dimanche, le nouvel objectif de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui gère les hôpitaux publics parisiens. "Une petite révolution à but lucratif", commente l'hebdomadaire.

Depuis quelques années, le nombre de patients étrangers venant se faire soigner par leurs propres moyens a tendance à diminuer, préférant se rendre aux Etats-Unis, en Allemagne, ou au Royaume-Uni. Pour tenter d'améliorer leur accueil et les attirer à nouveau, l'AP-HP a signé un accord avec la société Globemed, basée au Liban, qui agira comme intermédiaire entre les hôpitaux parisiens et les assurances des Etats concernés. Ce qui facilitera les démarches des patients.

"On n'a pas vocation à devenir un hôpital privé"

"La proportion de patients étrangers payants ne devra jamais dépasser 1% du total des malades", promet Stéphane Fériaut, directeur du développement de l'AP, cité par le JDD. "On n'a pas vocation à devenir un hôpital privé." Cette coopération sera limitée dans un premier temps aux pays du Moyen-Orient, avant d'être éventuellement étendue à l'Asie, à la Russie et aux anciennes républiques soviétiques.

Selon le JDD, cet accord, permettant de facturer des soins à un tarif plus élevé que celui de la Sécurité sociale, pourrait contribuer à dégager plusieurs millions d'euros et à résorber une partie du déficit de l'AP-HP.