La CGT a appelé jeudi à suspendre le mouvement de grève qui perturbe l'activité dans les ports depuis janvier

Le syndicat a annoncé des négociations à partir de mardi.Après une réunion mercredi soir avec l'Union des ports de France (UPF, patronat), la fédération CGT des ports et docks "constate que l'ensemble des thèmes pourront être discutés et négociés", en vue d'un accord sur la reconnaissance de la pénibilité.

Conteneurs sur l\'un des terminaux du port de Marseille (4/2/2011)
Conteneurs sur l'un des terminaux du port de Marseille (4/2/2011) (AFP / Anne-Christine Poujoulat)

Le syndicat a annoncé des négociations à partir de mardi.

Après une réunion mercredi soir avec l'Union des ports de France (UPF, patronat), la fédération CGT des ports et docks "constate que l'ensemble des thèmes pourront être discutés et négociés", en vue d'un accord sur la reconnaissance de la pénibilité.

Cette question, cruciale, constitue le dernier volet d'une nouvelle convention collective pour la manutention portuaire.

Les parties "sont tombées d'accord pour engager des négociations à partir du mardi 15 février jusqu'au 17 février", précise un communiqué de la CGT. "La fédération envoie un signe fort à l'Unim (Union des industries de la manutention, patronat, NDLR) et à l'UPF, mais surtout au gouvernement pour que ces négociations permettent de déboucher sur un accord", indique le texte.

La CGT appelle le gouvernement "à démontrer son niveau de responsabilité pour laisser les partenaires sociaux négocier et conclure un accord permettant de finaliser le dispositif pénibilité". "En cas de manque de responsabilité, la fédération alerte que l'intégralité des actions reprendront dès le vendredi 18 février", selon le communiqué.

Le conflit est né de la volonté du gouvernement de revoir, après le vote de la réforme des retraites en novembre, un projet d'accord âprement négocié en octobre par les syndicats et le patronat sur la prise en compte de la pénibilité dans la manutention portuaire. Les syndicats avaient obtenu la possibilité de départs anticipés jusqu'à 4 ans avant l'âge légal pour certains métiers, mais le gouvernement ne veut pas aller au delà de deux ans.

Deux syndicats patronaux sont à la table des discussions: l'Unim, qui regroupe les entreprises privées et l'UPF, sous tutelle de l'Etat.