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La campagne officielle est lancée, et alors ?

Vous en avez déjà assez de cette campagne pour l'élection présidentielle ? Pourtant, officiellement, elle ne fait que commencer.

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France Télévisions
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L'affichage sur les panneaux plantés devant les bureaux de vote doit être plus propre que ce collage anarchique, à Toulouse (Haute-Garonne), le 3 avril 2012. (ERIC CABANIS / AFP)

Il leur reste treize jours. Les dix candidats à la présidentielle sont depuis lundi 9 avril soumis au même régime strict de campagne, jusqu'au vendredi 20 avril à minuit. Spots télé, professions de foi et affichage sont désormais réglementés, afin de garantir l'égalité entre tous les prétendants à l'Elysée. On ne plaisante pas avec le code électoral.

L'affichage au millimètre près

Les panneaux plantés devant les bureaux de vote attendent les affiches de campagne. Chacun son support, et pas question de coller n'importe quoi n'importe comment. Ces affiches doivent être uniformes pour l'ensemble du territoire. Sont interdites les affiches imprimées sur papier blanc ou comprenant une combinaison de couleurs bleu, blanc, rouge, sauf s'il s'agit de l'emblème d'un parti politique.

Les supports sont numérotés et leur ordre doit être respecté. C'est Eva Joly qui porte le n°1, puis Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade, François Bayrou, Nicolas Dupont-Aignan et enfin François Hollande. 

Les candidats ont droit, pour chaque tour de scrutin, à deux affiches par emplacement. Une grande affiche de 594x841 mm est destinée à exposer leur programme. La Commission nationale de contrôle de la campagne électorale veille au respect de ces règles, avec un grand mètre de couturière. Une autre affiche de 297x420 mm annonce les réunions électorales et les horaires des émissions réservées au candidat à la radio et à la télévision. Et c'est là que ça se complique.

Le temps de parole à la seconde près

L'égalité du temps de parole était déjà un casse-tête avant lundi. Les chaînes de télé et les radios, en plus d'accorder le même temps à chaque candidat, doivent à présent le leur donner dans "des conditions comparables". Nicolas Sarkozy est reçu au JT de 20 h ? Alors Jacques Cheminade aussi. Ainsi, France 2 organisera les 11 et 12 avril deux émissions avec cinq candidats chacune. Les journaux et les sites internet d'information, eux, ne sont pas tenus de respecter cette stricte égalité.

La diffusion des clips de campagne, ces exercices périlleux, a aussi démarré lundi. Chacun a droit à 43 minutes, soit dix spots de 1 minute 30 et huit de 3 minutes 30, diffusés sur France 2, France 3, France 4 et France Ô. L'ordre de passage a été tiré au sort. C'est François Bayrou qui a entamé les hostilités, à 7h40 lundi matin sur France Ô. Nicolas Sarkozy clôturera la séquence.

Souvent austères et ennuyeux, les spots des candidats pourraient être pires. Ils pourraient être montés par leurs supporters :

Christophe Rauzy

 • Les professions de foi au gramme près

C'est l'Etat qui prend en charge l'envoi des professions de foi des candidats. Là encore, les règles sont plus strictes qu'au bac. Leur déclaration doit tenir sur un feuillet double, sur un papier pesant entre 60 et 80 grammes au mètre carré et d'un format A4 classique. Là aussi, la déclaration doit être uniforme pour l'ensemble du territoire et l'utilisation d'emblèmes nationaux est proscrite. En ne respectant pas ces consignes, les candidats risqueraient de ne pas apparaître dans les épaisses enveloppes kraft que les électeurs reçoivent avant chaque tour de scrutin. Après s'être donné tant de mal pour obtenir 500 signatures, ce serait dommage.

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