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L'islamiste présumé mis en examen à Paris

L'homme a été placé en examen lundi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste"
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L'homme interpellé jeudi dans l'Isère est soupçonné d'avoir des lien avec l'organisation Al-Qaïda (© France)
L'homme a été placé en examen lundi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste"L'homme a été placé en examen lundi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste"

Agé de 32 ans et employé par le Centre européen de recherche nucléaire à Genève, il avait été interpellé jeudi avec son frère de 25 ans, remis lui samedi en liberté

L'homme devait être présenté lundi en fin d'après-midi à un juge des libertés et de la détention en vue de son éventuel placement en détention provisoire, selon une source judiciaire.

Soupçonnés d'avoir été en liaison par internet avec Al Qaïda au Maghreb (AQMI), les deux frères avaient été arrêtés à Vienne pour des liens présumés avec cette organisation.

Parmi les nombreux échanges via internet effectués avec des personnes connues pour être des proches d'Aqmi, sur l'autre rive de la Méditerranée, le frère aîné avait dressé une liste de plusieurs objectifs, selon le site du Figaro.

Il aurait également manifesté son envie de commettre au moins un attentat: il en était au stade "de souhait, d'envie", mais ne semble "pas avoir commis d'actes matériels de préparation", selon des sources proches du dossier.

Après plus de 48 heures de garde à vue, le cadet a lui été relaxé sans charge retenue contre lui.

Les échanges internet repérés par "la veille internet"

C'est dans le cadre d'une autre enquête, qui visait une filière présumée de djihadistes vers l'Afghanistan, que des échanges par internet entre un des ces deux hommes et un membre de l'AQMI avaient été repérés, selon des sources judiciaires. Les enquêteurs avaient en effet déjà "ciblé" l'aîné des frères H. et seraient en possession de plusieurs de ses textes, grâce à la "veille internet".

La captation des données informatiques permet d'intercepter à distance, discrètement et en temps réel, les données échangées par des internautes, "presque comme si on lisait par dessus leur épaule", soulignait début 2009 Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l'Intérieur, en souhaitant que cette possibilité soit étendue à différents domaines criminels.

L'expertise technique et scientifique des deux ordinateurs portables, des trois disques durs et des nombreuses clés USB, saisis lors des perquisition effectuées jeudi matin chez les deux hommes, devrait permettre aux enquêteurs et au magistrat d'en apprendre davantage.

Brice Hortefeux: "en vigilance permanente"

"L'enquête dira sans doute quels étaient les objectifs (de ces personnes) en France ou ailleurs et indiquera peut-être que nous avons évité le pire", a déclaré jeudi à Lyon devant la presse le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux. Interrogé sur l'éventuelle préparation d'un attentat, le ministre s'est refusé à toute précision.

En attendant, "nous sommes en situation de vigilance permanente, nous suivons attentivement au jour le jour les déclarations des responsables de certaines organisations (terroristes). Notre vigilance ne se relâche jamais. Le risque est permanent", a précisé Brice Hortefeux.

L'AQMI a succédé en 2007 au GSPC algérien (Groupe salafiste pour la prédication et le combat). Ce groupe, qui a prêté allégeance à la mouvance Al Qaïda, est particulièrement actif dans les pays du Maghreb, en Mauritanie et au Mali.

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