L'homme qui avait saisi le chef de l'Etat par le col devra cesser provisoirement ses fonctions d'employé territorial.

Le Conseil de discipline de la fonction publique territoriale a suggéré vendredi une mise à pied de deux ans, dont 18 mois avec sursis. L"homme qui avait bousculé Nicolas Sarkozy n"écope finalement que d"un an de suspension de ses fonctions d"employé territorial, dont trois mois fermes.

Le Conseil de discipline de la fonction publique territoriale a suggéré vendredi une mise à pied de deux ans, dont 18 mois avec sursis. L"homme qui avait bousculé Nicolas Sarkozy n"écope finalement que d"un an de suspension de ses fonctions d"employé territorial, dont trois mois fermes.

Le 30 juin dernier, Hermann Fuster, 33 ans, avait saisi le chef de l"Etat par le col au cours d"une visite de ce dernier dans le village rural de Brax, dans le Lot-et-Garonne. Rapidement maîtrisé par les agents de sécurité et du service de protection des hautes personnalités, il avait ensuite été placé en garde à vue et jugé en comparution immédiate.

Il avait expliqué devant le tribunal qu'il n'entendait pas frapper le chef de l'Etat mais qu'il souhaitait l'interpeller, sur le conflit libyen notamment. Le tribunal l'avait condamné à six mois de prison avec sursis et trois ans de mise à l'épreuve. Le prévenu risquait au maximum trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.

Agent d"accueil au conservatoire de musique d"Agen, Hermann Fuster avait été suspendu de ses fonctions jusqu'au 2 novembre avec maintien de son salaire, sera ensuite mis à pied sans salaire jusqu'au 2 février 2012. Il réintégrera son poste à l'issue de sa sanction.