L'autopsie des six personnes retrouvées mortes à leur domicile de Pouzauges (Vendée) a confirmé la violence des coups

Les enquêteurs penchent pour la thèse du drame familial. C'est le grand-père maternel qui a fait la découverte macabre dimanche.Le Dr Emmanuel Bécaud, 34 ans, a été retrouvé pendu. Sa femme et leurs enfants (3 à 9 ans) portaient des traces de coups violents à la tête, portés avec une arme "contondante", selon des sources proches de l'enquête.

La maison de Pouzauges (Vendée) où s\'est produit le drame
La maison de Pouzauges (Vendée) où s'est produit le drame (France 2)

Les enquêteurs penchent pour la thèse du drame familial. C'est le grand-père maternel qui a fait la découverte macabre dimanche.

Le Dr Emmanuel Bécaud, 34 ans, a été retrouvé pendu. Sa femme et leurs enfants (3 à 9 ans) portaient des traces de coups violents à la tête, portés avec une arme "contondante", selon des sources proches de l'enquête.

La première autopsie réalisée lundi après-midi a confirmé les "violences importantes" que la femme, découverte en tenue de nuit, a subies, avec de "multiples coups de couteau sur le visage, à peu près une douzaine", "une plaie pénétrante au poumon", "une trace de fracture du crâne avec un objet contondant" et "un égorgement assez profond", a précisé Xavier Pavageau, procureur de la République de La Roche-sur-Yon.

Le mari, qui selon l'hypothèse privilégiée du drame familial est à l'origine des cinq autres morts, a été retrouvé pendu dans le salon, portant des vêtements sans aucune tache de sang, avec quelques traces de blessures aux pieds. Aucun vêtement souillé de sang n'a été retrouvé lundi par les enquêteurs au domicile.

"C'était une famille sans histoire, sa femme participait à l'association des parents d'élèves de l'école libre. Ils étaient intégrés", a expliqué le maire de Pouzauges. La famille était installée "depuis une dizaine d'années" à Pouzauges dans cette commune de 5.600 habitants.

Le père de famille, un médecin généraliste qui exerçait dans la commune voisine de Montournais, "était investi dans sa profession de médecin généraliste et avait le souci du devenir de la médecine en zone rurale", a poursuivi l'élu. L'entourage du médecin a évoqué "un professionnel en situation de surmenage, de stress professionnel".

Des anxiolytiques et de la morphine ont aussi été trouvés dans les poches du père et l'armoire à pharmacie. Des analyses toxicologiques doivent être réalisées pour vérifier l'existence de traces de ces médicaments dans le corps des victimes.