Cet article date de plus de sept ans.

L'autisme en 2012, le climat en 2015... qu'est-ce qu'une "grande cause nationale" ?

Le thème change chaque année. En 2015, ce sera le climat, a annoncé, le Premier ministre, vendredi 28 novembre. 

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Vue de la rivière Jacarei, dans l'Etat de Sao Paulo (Brésil), après un épisode de sécheresse, le 19 novembre 2014. (NELSON ALMEIDA / AFP)

Qu'ont en commun l'autisme, la sécurité routière, l'égalité des chances ? Ce sont toutes de "grandes causes nationales". Manuel Valls a annoncé que le climat serait la "grande cause nationale" pour l'année 2015, vendredi 28 novembre. Francetv info vous explique à quoi sert cette appellation, et quelles en sont les retombées.

Un label destiné à des associations

Créée en 1977, la "grande cause nationale" est en fait un label choisi par le Premier ministre, rappelle Le Figaro. Le thème change tous les ans. Le gouvernement lance un appel d'offres. Des associations y répondent. Si plusieurs associations défendent une même cause, elles peuvent se regrouper en collectif.

"Il faut peser, s'allier à d’autres associations, être soutenu par des personnalités. Nous, nous l’étions notamment par Jean-Pierre Raffarin", explique à Libération Bruno Dardelet, président de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. En 2011, avec l'aide de 25 autres associations, la lutte contre la solitude avait été décrétée "grande cause nationale". 

Une médiatisation assurée

Une fois le label obtenu, les associations bénéficient d'une campagne médiatique. La cause retenue se voit offrir la diffusion gratuite de spots publicitaires sur les télévisions et radios publiques, relaie 20 minutes. L'objectif est d'attirer l'attention du grand public pour récolter des fonds.

Et généralement, les médias privés, ainsi que des salles de cinéma, offrent des diffusions gratuites, assure au Figaro Claudie Bougon-Guibert, vice-présidente du Conseil national des femmes françaises, l'une des vingt-cinq associations rassemblées en collectif pour la lutte contre les violences faites aux femmes, en 2010. 

Par ailleurs, des colloques sont organisés par des associations locales. Des émissions sont réalisées à la télévision et à la radio sur ce thème. 

Un succès mitigé

Les associations sont parfois déçues des retombées, espérant davantage de dons, affirme Libération. "Nous avons réussi à faire parler de nous, mais nous n’avons pas récolté beaucoup d’argent", confie Vincent Gerhards, qui avait porté le projet autisme "grande cause nationale 2012". Par ailleurs, le bonus ne se fait pas non plus toujours sentir sur la mobilisation des personnes. "Il reste compliqué pour nous de trouver de nouveaux volontaires", avance Bénédicte Jannin-Fonfroide de Lafon pour la Société de Saint-Vincent-de-Paul. 

Néanmoins, des associations reconnaissent que ce label permet de mettre en lumière des problèmes délaissés. "Nous avions trente ans de retard, nous n’avons pas pu les rattraper. Mais cela a été un déclic", résume à Libération Vincent Gerhards.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers France

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.