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L'Allemand Dieter Krombach a été condamné samedi à une peine de quinze an de prison par la cour d'assises de Paris.

Le jugement est tombé, Dieter Krombach a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Paris. Il compte faire appel de la décision.
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 (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

Le jugement est tombé, Dieter Krombach a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Paris. Il compte faire appel de la décision.

Les réquisitions de l'avocat général sur la peine ont ainsi été suivies par la cour. A noter la requalification de l'accusation passant de "meurtre" à "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

L'un des avocats de Krombach, Me Yves Levano a immédiatement déclaré à la sortie de l'audience : "C'est inacceptable, nous allons interjeter appel immédiatement, ça va partir en appel".

L'Allemand Dieter Krombach, 76 ans, est condamné pour la mort de sa belle-fille Kalinka Bamberski en 1982. Elle avait été retrouvée morte dans son lit.

La cour a suivi son analyse et considéré que Dieter Krombach avait bien commis des violences ayant entraîné le décès de l'adolescente de 14 ans dans la nuit du 9 au 10 juillet 1982 mais qu'il n'avait pas cherché à la tuer. Les neuf jurés et les trois magistrats n'ont pas été convaincus par les proclamations d'innocence de l'ancien médecin qui a toujours farouchement nié les faits. "Je jure à la cour et à Mme Gonnin (la mère de Kalinka, ndlr) que je n'ai jamais fait de mal à Kalinka", avait-il encore déclaré juste avant que la cour se retire pour délibérer.

Ce procès était exceptionnel, car rendu possible 29 ans après les faits par l'enlèvement de l'accusé organisé en 2009 en Allemagne par le père de la victime, André Bamberski. Kalinka Bamberski est morte mystérieusement dans la nuit du 9 au 10 juillet 1982 au domicile de Dieter Krombach à Lindau, en Bavière. Berlin refuse depuis l'enlèvement toute coopération judiciaire sur ce cas avec Paris.

Ce verdict ne pourra satisfaire entièrement André Bamberski, le père de Kalinka qui s'est battu durant 29 ans pour obtenir le procès de Dieter Krombach. Il reste convaincu que celui-ci a volontairement tué sa fille après l'avoir violée, pour l'empêcher de dénoncer le crime. "Un mobile puissant, très puissant", avaient plaidé ses avocats, décrivant Krombach en "Don Juan de la seringue" assurant son "emprise" sur ses victimes en les endormant avec des sédatifs.

Mais pour l'avocat général, les éléments du dossier permettant de démontrer le viol de Kalinka étaient insuffisants et dès lors, le mobile du meurtre ne tenait plus. Il avait donc demandé que l'accusation de meurtre soit requalifiée.

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