Jugées racistes par CRAN, les pâtisseries polémiques de Grasse peuvent à nouveau être commercialisées

Le Conseil d'Etat a annulé la décision du tribunal administratif de Nice qui avait interdit fin mars l'exposition de ces pâtisseries en forme de figurines nues en chocolat noir, accusées d'être "racistes" par le Conseil représentatif des associations noires (CRAN).

Les pâtisseries d\'un artisan de Grasse (Alpes-Maritimes) accusé de racisme colonial, le 6 mars 2015.
Les pâtisseries d'un artisan de Grasse (Alpes-Maritimes) accusé de racisme colonial, le 6 mars 2015. (MAXPPP)

Elles vont pouvoir retrouver leur place dans la vitrine d'une pâtisserie de Grasse (Alpes-Maritimes). Le Conseil d'Etat a en effet annulé, jeudi 16 avril,  la décision du tribunal administratif de Nice qui avait interdit fin mars l'exposition de pâtisseries en forme de figurines nues en chocolat noir, accusées d'être "racistes" par le Conseil représentatif des associations noires (CRAN).

Le pâtissier de Grasse (Alpes-Maritimes) avait surnommé ses couples de petits gâteaux de 10 centimètres de haut, nappés de chocolat noir et fourrés à la ganache, "dieux et déesses". Ils ont la forme d'un homme dodu avec un sexe protubérant et d'une femme avec des grosses lèvres roses.

Début mars, le CRAN avait intimé au pâtissier, via un communiqué de presse, de cesser de vendre les gâteaux à la suite du signalement d'une habitante. Puis, il avait écrit au maire de la ville pour les faire interdire, en vain. L'organisation avait alors saisi le juge des référés du tribunal administratif de Nice qui, le 26 mars, avait ordonné le retrait des pâtisseries des vitrines de la boutique grassoise.