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Les sept membres de la filière jihadiste de Strasbourg condamnés à des peines allant de 6 à 9 ans de prison

Ces jeunes Strasbourgeois, âgés de 24 à 27 ans, étaient poursuivis pour un séjour dans les rangs des jihadistes en Syrie entre décembre 2013 et avril 2014. 

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Quatre des prévenus de la "filière de Strasbourg", au tribunal correctionnel de Paris, le 30 mai 2016. (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu, mercredi 6 juillet, son jugement pour les sept membres de la filière jihadiste de Strasbourg. Ces jeunes Strasbourgeois, âgés de 24 à 27 ans, ont été condamnés à des peines allant de six à neuf ans de prison. Ils étaient poursuivis pour un séjour en Syrie entre décembre 2013 et avril 2014, durant lequel ils avaient suivi un entraînement militaire au sein d'un groupe jihadiste. 

Parmi eux, Karim Mohamed-Aggad, dont le frère Foued, qui était du voyage en Syrie, a été identifié comme l'un des kamikazes du Bataclan. Le frère aîné d'un des tueurs du 13 novembre a été condamné à neuf ans de prison. Le tribunal a prononcé des peines allant de six à huit ans de prison à l'encontre des six autres prévenus. Toutes les peines ont été assorties d'une période de sûreté des deux tiers, avec un maintien en détention, et inscription au fichier des auteurs d'infractions terroristes.

L'ombre du 13 novembre a plané au-dessus du procès

Les sept Alsaciens, tous partis de Strasbourg vers la Syrie fin 2013 avant de rentrer en France en ordre dispersé début 2014, reconnaissaient s'être rendus en Syrie, mais ils contestaient avoir voulu y mener le jihad armé. Karim Mohamed-Aggad disait avoir eu pour seule intention de combattre le régime de Bachar Al-Assad.

Début juin, au terme d'un peu plus d'une semaine de procès pour "association de malfaiteurs en vue de commettre un acte de terrorisme", le procureur avait requis dix ans de prison, soit la peine maximale encourue, à l'encontre de Karim Mohamed-Aggad et de trois autres prévenus, et huit ans à l'encontre des trois autres.

Le procureur avait estimé que les sept hommes étaient "déterminés" à rejoindre un groupe jihadiste et tous impliqués dans des combats sur place. Les prévenus, arborant pour certains une barbe fournie et un sourire parfois goguenard, pour d'autres des joues rasées et une mine sombre, se sont eux efforcés, avec leurs avocats, de dissiper l'ombre des tueries du 13 novembre.

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