Infractions routières : les patrons vont devoir dénoncer leurs employés

Cette mesure est loin de faire l'unanimité chez les chefs d'entreprises et les employés. Une équipe de France 2 a recueilli des témoignages.

FRANCE 2
Le gouvernement a annoncé une série de mesures ce vendredi 2 octobre pour lutter contre la mortalité sur les routes. Parmi elles, une nouveauté : les patrons devront désormais signaler leurs salariés qui se sont retrouvés en infraction sur la route.
Jusqu'à présent, lorsqu'il s'agissait d'un véhicule d'entreprise, il était souvent impossible pour les autorités de savoir qui était au volant. Désormais, les patrons seront dans l'obligation de désigner leurs conducteurs en infraction.

Des avis partagés

Pour les entreprises de transport, cette mesure est loin de faire l'unanimité. "Je ne me vois pas les nommer, ils vont recevoir le PV, le retrait de points, ça n'a pas de sens", confie à France 2 Bruno Bouvet, chef d'entreprise de livraison. Désormais, s'il continue de refuser à désigner ses chauffeurs, ce patron s'expose à une pénalité supplémentaire de 650 euros par infraction. Mais tous les chefs d'entreprise ne font pas ce choix.
 
Être dénoncé par son patron, une pratique qui choque beaucoup de Français. "Je trouve ça très infâme. On est dans la dénonciation, on revient aux époques les pires de la France", s'indigne une Parisienne. Avec cette mesure qui se veut dissuasive, le gouvernement espère surtout responsabiliser employeurs et salariés qui conduisent chaque jour les 4,5 millions de véhicules professionnels.

 

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A Saint-Aunes-Odysseum(Hérault), sur l'A9, le 3 avril 2013, des véhicules passent devant un radar. (PASCAL GUYOT / AFP)