À Amiens, 5000 capuchons anti-GHB distribués dans des bars

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France Télévisions

Glissé dans un verre, le GHB est devenu le cauchemar des milieux festifs. Les initiatives se multiplient en France pour lutter contre ce phénomène qui en quelques années a pris beaucoup d'ampleur. #IlsOntLaSolution 

C’est le fléau des soirées : le GHB, surnommé la drogue du violeur, circule partout, que ce soit dans les boites de nuit, les restaurants et les bars. Cette substance incolore et inodore est versée à leur insu dans le verre des victimes. Les symptômes ressemblent à ceux d’une personne qui aurait beaucoup trop bu : ralentissement de la respiration, nausées mais aussi somnolence et trous noirs. Après de nombreuses campagnes sur les réseaux sociaux comme #balancetonbar, certains professionnels de la nuit redoublent de vigilance pour éviter que ce type de drogue circulent dans leur établissement.

Comment s'en protéger ? 

A Amiens, le syndicat des restaurateurs de la ville a décidé de distribuer des capuchons anti-drogue. Plus de 5000 protections ont été distribuées dans une vingtaine de bars. Cette protection est équipé d’une tétine, grâce à laquelle on peut boire. Ce capuchon anti-intrusion est ajustable, il se pose sur n’importe quelle type de verre. Cette protection est lavable et réutilisable. Une initiative saluée par les consommateurs. "C’est très rassurant d’avoir ce dispositif à notre disposition, car c’est de plus en plus courant les drogues dans les verres, et les agressions qui sont liées", explique Léa.   

Des pailles-anti drogues 

Il existe aussi des pailles anti-GHB. A Nantes, cinq étudiants ont imaginé une paille en acier inoxydable, capable de détecter la présence de la drogue du violeur. Cette tige est dotée d’un arceau jaune qui change de couleur si une substance illicite est introduite dans le verre. C’est la même technologie utilisée dans les tests de grossesse ou les tests anti-Covid. Les cinq étudiantes en langues et cultures étrangères devraient déposer un brevet pour ce dispositif qui initialement n’était qu’un projet de fin d’année.

Autre concept qui fonctionne sur le même principe que la paille : le vernis qui change de couleur. Développé et commercialisé depuis 2017 par une société américaine, il change de couleur au contact du GHB mais aussi d’autres drogues comme l’ecstasy ou la kétamine. Il suffit pour cela de tremper son ongle verni dans un verre.

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