Un homme hospitalisé en urgence à Paris après avoir contracté la fièvre jaune en Guyane

Hospitalisé dans un état "grave", "son état de santé s'améliore", selon le directeur de l'agence régionale de santé de Guyane.

Une femme reçoit le vaccin contre la fièvre jaune à l\'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, à Paris, le 18 mai 2006.
Une femme reçoit le vaccin contre la fièvre jaune à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, à Paris, le 18 mai 2006. (APHP COCHIN / PHANIE / AFP)

Un Suisse a été hospitalisé en urgence dans un hôpital parisien après avoir contracté le virus de la fièvre jaune en Guyane françaiseune maladie virale aiguë qui se transmet par la piqûre d'un moustique infecté, a indiqué, lundi 20 août, le directeur de l'agence régionale de santé (ARS) de Guyane, Jacques Cartiaux. Mais "son état de santé s'améliore", a-t-il ajouté. 

Arrivé dans un état jugé "grave" il y a quelques jours, l'homme a été opéré d'urgence. "Selon les dernières nouvelles, (il) va bien, il se remet de son opération, car il a subi une intervention très sérieuse suite à la contamination par le virus", indique Jacques Cartiaux.

Selon l'ARS, l'homme vivait en Guyane depuis quatre mois. Il a probablement été contaminé sur son lieu de résidence, une zone forestière à plusieurs dizaines de kilomètres de Cayenne. "C'est une contamination locale" qui apparaît après trois à six jours d'incubation, a expliqué le directeur de l'ARS, "ce qui nous confirme que le virus est bien présent dans la forêt proche de Cayenne".

En Guyane, le deuxième cas en vingt ans

C'est le deuxième cas de fièvre jaune diagnostiqué en Guyane en vingt ans. En août 2017, une Brésilienne du milieu de l'orpaillage clandestin, non vaccinée, était décédée. Le Suisse hospitalisé à Paris n'était pas non plus vacciné, alors que l'immunisation est obligatoire pour toute personne résidant ou séjournant dans ce territoire français d'Amérique du Sud.

L'ARS prévoit de "relancer les compagnies aériennes" qui, au départ d'Orly, doivent exiger des passagers un vaccin contre la fièvre jaune, "car on n'est pas encore à 100% de réussite". Pour les entrées terrestres, l'agence envisage notamment des "contrôles au débarcadère de Saint-Laurent-du-Maroni", qui relie Guyane et Suriname, et "au centre de santé de Saint-Georges-de-l'Oyapock", village frontalier avec le Brésil.