Ressortissant chinois tué par un policier : dix interpellations lors d'un nouveau rassemblement à Paris

"Environ 400 personnes" se sont de nouveau réunies, mardi, pour protester contre la mort de Liu Shaoyo, un père de famille chinois tué par un policier.

Des personnes manifestent contre la mort d\'un Chinois de 56 ans, à Paris, mardi 28 mars 2017.
Des personnes manifestent contre la mort d'un Chinois de 56 ans, à Paris, mardi 28 mars 2017. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Une dizaine de personnes ont été interpellées, mardi, lors d'une manifestation pour rendre hommage à Liu Shaoyo, confirme mercredi 29 mars, une source judiciaire à franceinfo. Les manifestants se sont rassemblés devant le commissariat du 19e arrondissement de Paris. Les personnes ont été interpellées essentiellement pour des jets de projectiles face aux forces de l'ordre.

Cette manifestation a rassemblé plusieurs centaines de personnes pour protester contre la mort d'un père de famille chinois, tué par un policier, dimanche. Il a été touché par le tir d'un policier alors qu'il agressait avec des ciseaux un autre agent, selon la police. Une version contestée par la famille.

Au plus fort de la soirée, entre 300 et 400 personnes s'étaient rassemblées dans le calme. La situation s'est en suite dégradée avec la police après que celle-ci ait été la cible de quelques jets de projectiles. La veille, un rassemblement avait dégénéré devant le même commissariat. Trois policiers avaient été légèrement blessés et 35 personnes avaient été interpellées. Neuf d'entre elles sont toujours en garde à vue, selon la préfecture de police.

La famille dénonce une "bavure"

Liu Shaoyo, un père de famille chinois, a été atteint, à son domicile, par le tir d'un policier usant de son arme de service alors qu'il agressait avec des ciseaux un autre agent, selon la police. Une version contestée par la famille du défunt. Pour l'avocat de celle-ci, Calvin Job, "les conditions d'une bavure policière sont réunies".

La Chine a demandé, mardi 28 mars, à la France de garantir "la sécurité et les droits" de ses ressortissants et "exigé" que Paris fasse "toute la lumière sur cette affaire". La sécurité des ressortissants chinois est "une priorité des autorités françaises", a répondu le ministère français des Affaires étrangères.