Et au milieu du Puy-de-Dôme coule une rivière de saphirs

Le cours d'eau se trouverait dans la région d'Issoire, rapporte "La Montagne", qui publie des photos des pierres précieuses. Sans indiquer la localisation exacte de la rivière.

Des saphirs découverts dans une rivière du Puy-de-Dôme. La photo a été prise dans le village de Vernet-la-Varenne.
Des saphirs découverts dans une rivière du Puy-de-Dôme. La photo a été prise dans le village de Vernet-la-Varenne. (MAXPPP)

L'Auvergne est-elle le nouvel eldorado ? La Montagne a rapporté, mercredi 9 novembre, qu'un cours d'eau de la région d'Issoire (Puy-de-Dôme) regorgerait de saphirs. Ce gisement aurait été découvert il y au moins deux ans par Nicolas Léger, un "passionné de géologie", selon le quotidien régional. "En me promenant dans le coin, j’ai repéré une pierre bleue dans le sable. Je savais que ce n’était pas un minéral ordinaire. Il tapait à l’œil", se souvient-il.

Le nom de la rivière et son emplacement précis ne sont pas précisés par le découvreur de saphirs, qui ne souhaite pas que la petite rivière devienne le terrain de chasse d'une cohorte de chercheurs de pierres précieuses. La découverte de Nicolas Léger doit donc encore être validée par le monde scientifique, ce qui n'est pas le cas pour le moment.

Une origine volcanique ?

Mais Nicolas Léger assure qu'il ne s'agit pas d'un canular. Il a partagé sa trouvaille avec Gérard Astier, le responsable de la Maison de la pierre philosophale à Issoire, ainsi qu'avec le géologue et volcanologue Pierre Lavina et l’institut UniLaSalle de Beauvais (Oise). Des étudiants de cet institut ont d'ailleurs été interrogés, sur place, par La Montagne, et ont corroboré la version de Nicolas Léger : selon eux, une quantité importante de saphirs (dont des "pépites" grosses comme des grains de café) sont présentes dans la rivière. La Montagne en publie d'ailleurs des photos.

Ces chercheurs et passionnés tentent de remonter à la source de ces pierres qui seraient d'origine volcanique : une éruption volcanique aurait pu faire remonter ce filon souterrain. Mais le travail est de longue haleine : "On fait tous les volcans sur une vingtaine de kilomètres carrés. Mais il y en a une tripotée !", commente Gauthier, l'un des étudiants de l’institut UniLaSalle de Beauvais (Oise).