Il conteste la décision du Tribunal de Bobigny de condamner à de la prison avec sursis le couple accusé d'esclavage

"Les peines prononcées ne sont pas à la hauteur des réquisitions" a indiqué le parquet qui avait requis de la prison ferme.Vendredi, le Tribunal de Bobibny ne l'a pas suivi. Aïssata S. a été condamnée devant la 15e chambre du tribunal de Bobigny à 24 mois de prison avec sursis et son mari Mamadou S. à 18 mois, avec inscription au casier judiciaire.

Abdelhakim Bekel, avocat du couple franco-malien accusé d\'esclavage domestique
Abdelhakim Bekel, avocat du couple franco-malien accusé d'esclavage domestique (AFP - Lionel Bonaventure)

"Les peines prononcées ne sont pas à la hauteur des réquisitions" a indiqué le parquet qui avait requis de la prison ferme.

Vendredi, le Tribunal de Bobibny ne l'a pas suivi. Aïssata S. a été condamnée devant la 15e chambre du tribunal de Bobigny à 24 mois de prison avec sursis et son mari Mamadou S. à 18 mois, avec inscription au casier judiciaire.

Selon la condamnation, ils devront payer à Rose (prénom d'emprunt à la demande de la victime), âgée de 11 ans quand les faits ont démarré et aujourd'hui âgée de 23 ans, 63.000 euros au titre du préjudice financier et 30.000 euros au titre du préjudice moral.

Le procureur avait requis deux ans de prison, dont 16 mois avec sursis contre Mme S., et 14 mois, dont 12 avec sursis, pour M. S.

L'avocat de Mme S., Me Halim Bekel, a indiqué que sa cliente comptait également faire appel, dénonçant des "intérêts civils énormes".

Le couple était accusé d'avoir amené Rose en France en 1997, avec de faux papiers. Selon l'accusation, ils l'ont soumise jusqu'en 2006 à des conditions de travail indignes. Les deux époux, qui avaient été placés en garde à vue pendant 48 heures en 2006, puis libérés, nient les faits.