Hervé Morin (Nouveau Centre) s'est prononcé lundi en faveur de l'homoparentalité partagée dans les couples homosexuels

Lors de ses voeux à son parti, le ministre de la Défense, a dénoncé la loi actuelle qui ne permet pas à un couple homosexuel d'adopter un enfant ce qui est en revanche possible pour un célibataire.Du coup, une personne homosexuelle vivant en couple est ammenée à dissimuler sa situation le temps de la procédure d'adoption pour pouvoir adopter.

Hervé Morin, ministre de la Défense et président du Nouveau Centre
Hervé Morin, ministre de la Défense et président du Nouveau Centre

Lors de ses voeux à son parti, le ministre de la Défense, a dénoncé la loi actuelle qui ne permet pas à un couple homosexuel d'adopter un enfant ce qui est en revanche possible pour un célibataire.

Du coup, une personne homosexuelle vivant en couple est ammenée à dissimuler sa situation le temps de la procédure d'adoption pour pouvoir adopter.

Président du Nouveau Centre, le ministre a également indiqué qu'il souhaitait défendre le dossier de l'homoparentalité "en ayant en tête l'idée l'intérêt de l'enfant". Il a rappelé que 30.000 à 40.000 enfants étaient élevés par des couples homosexuels en France.

Il faut que cet enfant, adopté par un homme ou une femme, "ait le droit de bénéficier des mêmes protections qu'un enfant adopté par un couple hétérosexuel", et puisse, s'il arrive un malheur à un des deux parents, bénéficier de la protection de l'autre, a-t-il expliqué.

"Au moins une dizaine de pays européens ont accepté cela et tous les pédopsychiatres de la terre disent que cela ne provoque aucune perturbation pour l'enfant", a expliqué M. Morin en proposant à son parti "d'accompagner ce mouvement de fond".

Le leader centriste s'est félicité du chemin parcouru par son parti, créé après la présidentielle de 2007 par d'anciens membres de l'UDF, en désaccord les orientations politiques de leur ancien leader, François Bayrou.

"Nous avons commencé à 21, nous sommes aujourd'hui 13.000 militants, 2.000 élus locaux et bientôt une centaine de conseillers régionaux, autant que l'UDF en 2004 (104)", a-t-il expliqué.

Estimant que "l'étape de la reconstruction" du parti centriste était maintenant "terminée", il a appelé les militants à travailler d'ici 2011 à la construction d'un projet politique, dans la perspective des prochaines présidentielles et législatives.

Il a pour cela fixé deux rendez-vous : la tenue d'un conseil national au lendemain des régionales sur un éventuel changement de nom, le NC revendiquant le sigle UDF, et un congrès programmatique en juin prochain.

Dans ce cadre, Hervé Morin a exprimé le voeu que le parti centriste porte l'idée d'une société apaisée, appelant notamment à rechercher un consensus sur le dossier du voile intégral.

2012 : le nouveau centre envisage de présenter un candidat
"Si nous voulons être un parti politique comptant sur la scène nationale à partir de 2012, il nous faudra sérieusement nous interroger sur notre présence à l'élection présidentielle", a-t-il ajouté en souhaitant que sa formation puisse "décider de façon indépendante et autonome d'avoir un candidat".

Si le Nouveau Centre franchit le pas, Nicolas Sarkozy risque d'être confronté à plusieurs candidats rivaux à droite, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin ayant déjà annoncé son intention de se présenter.