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Vidéos Trois phrases à retenir du discours de François Hollande à Calais

Le président de la République s'est rendu pour la première fois de son quinquennat dans la ville, où s'entassent entre 7 000 et 10 000 migrants, dans le campement de la "jungle".

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France Télévisions
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Le chef de l'Etat François Hollande le 26 septembre 2016 à Calais (Pas-de-Calais). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Depuis son élection en 2012, il ne s'était jamais rendu sur place. François Hollande a finalement franchi le pas lundi 26 septembre : le chef de l'Etat a effectué une visite à Calais (Pas-de-Calais) en début de matinée. Dans la cour de la gendarmerie, devant les forces de sécurité, il a évoqué le sort des migrants qui s'entassent dans la "jungle", sans pour autant se rendre sur ce campement situé à proximité de l'entrée du tunnel sous la Manche et du port de la ville. Voici trois phrases à retenir de son discours, qui a duré une vingtaine de minutes.

Il répète sa volonté de démanteler la "jungle"

C'est la déclaration principale de ce discours. Le chef de l'Etat a réaffirmé qu'il fallait "démanteler complètement, définitivement" le campement de la lande de Calais, l'autre nom utilisé pour désigner la "jungle". Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait déjà annoncé que le démantèlement aurait lieu "avant l'hiver".

"C'est une opération qui est forcément exceptionnelle, parce que nous sommes dans une situation exceptionnelle", a insisté François Hollande. "Il faudra s'y prendre avec méthode et en même temps avec détermination. Il faudra également avoir le sens de l'humain", a-t-il détaillé. Mais il n'a pas donné de calendrier précis.

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Dans cette tâche, "le gouvernement ira jusqu'au bout", a ajouté le chef de l'Etat. Pour cela, l'exécutif prendra "autant qu'il est possible, une distance par rapport à des instrumentalisations ou des polémiques qui d'ailleurs tournent le dos aux principes des valeurs de la République".

Il enjoint le gouvernement britannique à "prendre sa part" dans l'effort humanitaire

Le chef de l'Etat en a également profité pour adresser un message aux politiques outre-Manche. "Je veux dire ma détermination à voir les autorités britanniques prendre leur part dans l'effort humanitaire que la France accomplit ici et continuera à accomplir demain", a-t-il déclaré. Alors que migrants et réfugiés de la "jungle" désirent pour la plupart rejoindre le Royaume-Uni, la phrase incite clairement les Britanniques à agir, en particulier face aux cas de mineurs isolés ayant de la famille en Grande-Bretagne, mais bloqués à Calais.

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"Ce n'est pas parce que le Royaume-Uni a pris une décision souveraine qu'[il] est dégagé de ses obligations par rapport à la France", a ajouté François Hollande. Il a fait ainsi allusion au Brexit, mais aussi aux accords bilatéraux du TouquetSignés le 4 février 2003, ces accords visent à renforcer les contrôles au départ de la France afin de juguler l'immigration clandestine vers le Royaume-Uni.

Les accords du Touquet permettent notamment à des agents de vérifier que les candidats à l'immigration remplissent les conditions pour se rendre en Angleterre, avant même qu'ils ne traversent la Manche. C'est pourquoi certains politiques les désignent aujourd'hui comme un facteur qui a augmenté le nombre de migrants à Calais.

Il s'engage à lutter contre les passeurs

François Hollande ne s'est pas adressé qu'aux Britanniques : il a aussi tenu à exprimer "un message clair" à l'attention des passeurs. "On ne passe plus, on ne passera plus. (...) Inutile de faire une population qui ne sait où aller ou qui espère aller justement de l'autre côté de la Manche", a-t-il intimé.

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"Nous devons d'abord contre lutter contre les filières de la traite des êtres humains, qui est le pire commerce, le plus ignoble, qui remonte à loin et qui survit jusqu'ici pour exploiter les personnes en situation d'extrême vulnérabilité", a-t-il expliqué ensuite.

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