VIDEO. Nouvelle nuit de tensions à Calais : "Cela s'est dégradé en une semaine"

A l'issue d'une troisième nuit d'affrontements, une cinquantaine de personnes ont été interpellées, a indiqué sur RMC Natacha Bouchart, la maire (Les Républicains) de la ville.

FRANCE 2

Troisième nuit d'affrontements à Calais (Pas-de-Calais), dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 novembre. De nouveaux heurts ont éclaté entre migrants et forces de l'ordre, qui ont fait usage de grenades lacrymogènes. Mais les échanges ont été bien moins violents que les nuits précédentes. Reste que 50 personnes ont été interpellées cette nuit, a indiqué sur RMC Natacha Bouchart, la maire (Les Républicains) de Calais.

Passages au Royaume-Uni de plus en plus difficiles

Cette violence, les riverains ne la comprennent pas. "Ils étaient là, en face, ils ne nous gênaient pas (...) Et puis, bon, cela s'est dégradé en une semaine de temps", raconte une habitante, précisant que les échanges avec les migrants étaient cordiaux.

Les migrants qui arrivent à Calais pour rejoindre le Royaume-Uni sont toujours plus nombreux. Depuis cet été, la population qui habite la "jungle", le bidonville aux abords de Calais, est passée de 3 000 à plus de 6 000 migrants. "Le port et le tunnel sont devenus complètement imperméables, explique Gilles Debove, un représentant du syndicat de police SGP-FO. Certains migrants essaient de mettre la pression sur les gouvernements, sur la police, et on arrive à ces heurts que l'on a dernièrement."

Des migrants aux abords de Calais (Pas-de-Calais), dans la nuit du 10 au 11 novembre 2015.
Des migrants aux abords de Calais (Pas-de-Calais), dans la nuit du 10 au 11 novembre 2015. (DENIS CHARLET / AFP)