Calais : 18 migrants blessés, dont quatre par balle, lors de rixes

Le pronostic vital de quatre migrants est engagé. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb se rend sur place.

Des migrants assistent à une distribution de repas, à Calais (Pas-de-Calais), le 12 janvier 2018. 
Des migrants assistent à une distribution de repas, à Calais (Pas-de-Calais), le 12 janvier 2018.  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Vives tensions dans la région de Calais (Pas-de-Calais). Jeudi 1er février, 18 migrants ont été blessés, dont cinq par balle, lors de bagarres entre Aghans et Erythréens, a déclaré le parquet. "Le pronostic vital des quatre blessés par balle est engagé", a-t-il précisé à l'AFP.

La première bagarre s'est déroulée aux alentours de 15h30 entre une "centaine de migrants armés de bâtons et de pierres" boulevard des Justes, près du centre hospitalier de la ville, selon la préfecture. A 17h45, cette rixe était terminée, mais la police était encore sur place, a constaté un correspondant de l'AFP. Vers 16 heures, une deuxième rixe a éclaté à environ 5 km de là, sur la commune de Marck, près du centre de logistique Transmarck.

Le ministre se rend sur place

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé qu'il se rendait sur place dans la soirée. Il doit passer la nuit sur place.

Il s'agit du bilan le plus lourd depuis le 1er juillet 2017 lorsque des bagarres inter-ethniques avaient fait 16 blessés, dont un grave. Un an plus tôt, le 26 juin 2016, d'autres rixes avaient fait 40 blessés, dont aucun n'avait été atteint gravement. La dernière rixe entre migrants ayant débouché sur des blessures par balle remonte au 25 novembre 2017, lors d'un échange de tirs entre deux groupes d'Afghans, possible règlement de comptes entre passeurs. Cinq d'entre eux avaient été blessés.

Environ 800 migrants vivent actuellement à Calais selon les derniers chiffres des associations, entre 550 et 600 selon la préfecture. Sur Twitter, un travailleur humanitaire sur place déclare que la situation est "plus que tendue" à Calais. Outre l'altercation de l'après-midi à proximité d'un lieu de distribution de repas, il indique qu'une "très grosse opération de destruction des abris" a eu lieu dans la matinée.