Procès : passeuse par amour

Une femme est jugée pour avoir aidé un migrant à rejoindre l'Angleterre. Elle encourt jusqu'à dix années de prison. L'accusée assume pleinement ses actes : cette ancienne sympathisante du Front national a expliqué avoir agi par amour.

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Béatrice Huret, 45 ans, comparaît devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) ce mardi 27 juin. Elle est accusée d'avoir fait passer des migrants en Angleterre avec l'aide de complices. L'histoire commence dans la jungle de Calais en février 2015, cette veuve de policier sympathisante du Front national dit avoir un choc. Un groupe d'Iraniens s'est cousu la bouche pour dénoncer le démantèlement de la jungle. C'est le coup de foudre avec l'un d'eux : Mokhtar, 35 ans.

Elle encourt dix ans de prison

"C'est l'histoire de ma vie. C'est le grand amour avec Mokhtar et ça le restera", déclare Béatrice Huret. Un an après cette rencontre, elle se retrouve à l'héberger chez elle. La relation prend forme, et avec elle l'idée folle de braver les interdits : acheter un bateau, permettre à son amant d'aller au bout de son voyage, l'Angleterre. Pour ce qu'elle considère comme un acte d'amour, elle encourt dix ans de prison.

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Béatrice Huret pose chez elle, le 7 juin 2017, à Wierre-Effroy (Pas-de-Calais).
Béatrice Huret pose chez elle, le 7 juin 2017, à Wierre-Effroy (Pas-de-Calais). (DENIS CHARLET / AFP)