Cet article date de plus de cinq ans.

Le Défenseur des droits exprime de "vives inquiétudes" sur les conditions du démantèlement de la "jungle" de Calais

Alertant le ministre de l'Intérieur, Jacques Toubon s'inquiète particulièrement de la situation des mineurs non accompagnés.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des personnes marchent dans la "jungle" de Calais (Pas-de-Calais), le 1er octobre 2016. (JULIEN MATTIA / NURPHOTO / AFP)

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, "alerte" le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, jeudi 6 octobre, sur les conditions du démantèlement prochain de la "jungle" de Calais (Pas-de-Calais). Il fait part de "ses inquiétudes les plus vives" concernant notamment le sort des mineurs, qui sont "près de 1 000 présents sur place".

"La destruction de la totalité des camps et des installations en dur pourrait débuter le 17 octobre prochain, écrit l'ancien ministre de la Justice dans un communiqué. Or le dispositif d'accueil et de mise à l'abri sur place des mineurs non accompagnés n'est toujours pas opérationnel, ce qui fragilise encore davantage la situation des enfants."

Des atteintes aux droits fondamentaux ?

Jacques Toubon se dit, par ailleurs, "très préoccupé par le sort de l'ensemble des exilés vivant à Calais". Il demande des précisions sur le nombre de places d'hébergement disponibles, leur localisation, ainsi que "les prestations prévues dans les différents centres, notamment en matière d'accès au droit".

Le Défenseur des droits prévient qu'il "ne saurait admettre que le démantèlement du bidonville conduise à fragiliser davantage le sort de ces personnes très vulnérables et à les éloigner encore de la protection que leur confèrent les droits fondamentaux".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Migrants à Calais

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.